Le système mis en place par les États-Unis pour contrôler la présence de résidus et de contaminants chez les animaux vivants et les produits d'origine animale comporte des failles, révèle un rapport de l’Office alimentaire et vétérinaire de l’UE (OAV) publié le jeudi 24 octobre.
Réalisé aux États-Unis du 15 au 26 octobre 2018, l’audit a évalué le respect des garanties fournies par les plans de surveillance des résidus déjà approuvés par l'Union européenne et l'efficacité des mesures américaines visant à garantir que les produits exportés vers l’UE respectent les limites de résidus spécifiées dans la législation européenne sur les médicaments vétérinaires, les pesticides et les contaminants.
Depuis le dernier audit de 2010, des « améliorations importantes » ont été apportées et les autorités compétentes ont donné suite aux recommandations formulées dans ce rapport, notent les experts de l’OAV. Le système en place fournit généralement l’assurance que les produits d'origine animale pouvant être exportés des États-Unis vers l'UE respectent les exigences de l’UE, peut-on lire dans le rapport.
Les experts saluent notamment les programmes supplémentaires de dépistage effectués sur les bovins et les porcins. Mais, pour certains produits, comme le lait, les plans américains ne permettent pas d'assurer un effet équivalent à ceux prévus par la législation de l’UE.
L'utilisation autorisée d'activateurs de croissance chez les ovins et les dindons signifie que les conditions de certification pour les exportations vers l’UE de produits provenant de ces deux espèces « ne sont pas remplies », notent les experts.
Enfin, l’UE s’inquiète des résidus de médicaments antimicrobiens trouvés dans le miel. Pour lire le rapport de l'OAV : http://bit.ly/3413rMf (Lionel Changeur)