Franc succès pour la première réunion internationale de recapitalisation du Fonds vert pour le climat. La conférence de haut niveau des donateurs de ce fonds onusien s'est achevée vendredi 25 octobre, à Paris, sur la confirmation d'engagement de dons de 9,8 milliards de dollars (8,84 milliards d'euros) pour la période 2020-2023.
Avant que ne débute l'événement, 7,4 milliards de dollars d'engagements avaient déjà été annoncés de la part de 16 pays (Autriche, Canada, Danemark, Espagne. France, Hongrie, Allemagne, Islande, Liechtenstein, Monaco, Norvège, Slovénie, Pays-Bas, Suède, République de Corée, Royaume-Uni), dont 9 qui ont au moins doublé leur contribution de 2014 pour tenter de compenser la défection du gouvernement américain (EUROPE 12356/25).
Un manque à gagner de 2 milliards de dollars sur les 3 milliards promis par les États-Unis avant que Donald Trump n'annonce le retrait de son pays de l'Accord de Paris.
Le Fonds vert pour le climat, créé en 2009, est essentiel pour mobiliser les 100 milliards de dollars par an promis depuis la COP15 aux pays en développement d'ici à 2020 pour soutenir leurs efforts d'adaptation et d'atténuation (réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre). Cet engagement a été confirmé dans l'Accord de Paris à la COP21.
Parmi les nouvelles annonces, on compte notamment l'engagement de la Belgique (40 millions), celui de la Finlande (100 millions) et celui de la Nouvelle-Zélande (15 millions de dollars).
Jusqu'ici, le financement de 5,2 milliards de dollars pour 111 projets dans 99 pays a été approuvé.
« Cette conférence des donateurs n'est que le début de la reconstitution des ressources. Nous attendons de voir des engagements supplémentaires dans les mois et années qui viennent », commente le directeur du Sustainable Finance Centre au World Resources Institute (WRI). Pour voir les contributions : bit.ly/2MKhIqW (Aminata Niang)