Les négociateurs du Parlement européen et du Conseil de l'UE ne sont pas au bout de leur peine sur la refonte de la directive 'Eau potable' (directive de 1998 relative à l’eau destinée à la consommation humaine), même si la deuxième réunion de négociations interinstitutionnelles s’est déroulée dans un climat constructif (EUROPE 12355/10).
Les ambassadeurs nationaux auprès de l’UE, réunis au sein du Coreper, en ont été informés vendredi 25 octobre et ont approuvé les prochaines étapes prévues pour progresser sur la révision d'un texte qui vise à donner accès à tous à une eau salubre et propre, en réponse à l'initiative citoyenne européenne 'Right2water'.
Ce deuxième trilogue, consacré uniquement aux paramètres de qualité de l’eau, n’a pas été conclusif, notamment sur les perturbateurs endocriniens et les microplastiques, ainsi que sur la surveillance de ces paramètres.
Le prochain trilogue a été confirmé pour le 19 novembre, mais d’ici là, beaucoup de travail sera requis au niveau technique, ce qui nécessitera au minimum deux réunions du groupe de travail 'Environnement' pour faire accélérer les progrès.
Le Conseil souhaite s’en tenir aux recommandations internationales. L’OMS ne considère pas les perturbateurs endocriniens comme un facteur à surveiller pour la qualité de l’eau du robinet, en l’absence de certitude scientifique, à ce stade, sur leur dangerosité pour l’homme.
Il préconise de les ajouter à une liste de surveillance (Watch list) qui serait réévaluée régulièrement par la Commission sur la base des données scientifiques démontrant qu’il est nécessaire ou recommandé de les surveiller. Le Parlement, lui, souhaite non seulement renforcer les valeurs limites de certains perturbateurs endocriniens (bisphénol A et bêta-œstradiol), mais en outre qu'ils soient ajoutés dès à présent à la liste des substances soumises à une surveillance. (Aminata Niang)