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Bulletin Quotidien Europe N° 12352
CONSEIL EUROPÉEN / Avenir de l'ue

Les trois principales familles politiques proeuropéennes cherchent l'apaisement

Après les soubresauts ayant conduit au rejet des trois commissaires désignés hongrois, roumain et français par les eurodéputés, les représentants des trois principales familles politiques proeuropéennes ont fait le point de la situation au Parlement européen, vendredi 18 octobre, autour d'un petit-déjeuner en marge du Conseil européen, auquel a participé la présidente élue de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Objectif : dépasser les tensions et rechercher les éléments de convergence pour permettre à la Commission 'von der Leyen' de se mettre en ordre de marche début décembre.

Étaient présents Angela Merkel, Andrej Plenković et Krišjānis Kariņš pour les chrétiens-démocrates, Pedro Sánchez et António Costa pour les sociaux-démocrates, ainsi qu'Emmanuel Macron, Charles Michel et Mark Rutte pour les libéraux. Ces dirigeants s'étaient déjà retrouvés sous ce format lors des discussions sur les nominations aux hautes fonctions européennes.

« Je crois que ces discussions ont permis maintenant un apaisement », a estimé le président français, Emmanuel Macron.

« Nous avons eu une réunion parce que les choses ont changé depuis les dernières élections européennes. Il faut trois groupes pour avoir une majorité au PE. Et cela, en soi, a créé une situation avec laquelle nous devons tous nous familiariser » et qui, ces dernières semaines, a créé « une certaine dynamique », a indiqué le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte. « Nous devons aider chaque fois que nous le pouvons pour nous assurer que le processus [de constitution de la Commission, NDLR] se déroule de manière amicale », a-t-il ajouté, confiant que les tensions observées lors des auditions des commissaires désignés au Parlement se dissiperont.

Revenant sur le rejet de la candidate française Sylvie Goulard (EUROPE 12346/1), M. Macron, qui n'avait toujours pas désigné de remplaçant(e) vendredi, a évoqué « un règlement de comptes » entre les trois groupes politiques principaux - PPE, S&D et Renew Europe - du Parlement. Basée sur un traitement « hétérogène » des candidats, cette « dynamique de la pyrolyse » a fait tomber trois têtes, mais « ne permet pas d'avoir une Commission forte », a-t-il estimé.

Comme piste pour sortir de la crise, le président français a évoqué la mise sur pied d'une « Haute autorité sur l'éthique et la transparence », une idée promue par le groupe GUE/NGL (EUROPE 12351/6).

Lundi après-midi, Mme von der Leyen informera les dirigeants des trois groupes politiques du Parlement des discussions tenues lors du petit-déjeuner de vendredi. (Mathieu Bion avec la rédaction)

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