Alors qu'elle les avait invités à échanger, vendredi, autour d'un petit-déjeuner, la présidente élue de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, rencontrera plusieurs présidents des groupes politiques proeuropéens du Parlement européen, lundi 21 octobre, en marge de la session plénière du PE (EUROPE 12349/8).
« Il n'y aura pas de rencontre avec des leaders de groupes politiques vendredi, mais une discussion pour faire le point en début de semaine prochaine », a-t-on confirmé dans l'entourage de Mme von der Leyen.
En présence de cette dernière, le Conseil européen discutera, vendredi, de la concrétisation de l'agenda stratégique qu'il a adopté fin juin (EUROPE 12279/1) et de la façon dont cet agenda s'imbriquera dans le programme politique de la présidente élue de la Commission (EUROPE 12297/1).
Pour la France, il est important que les leaders européens réaffirment leur soutien à Mme von der Leyen. Début juillet, les Vingt-huit avaient en effet peiné à trouver un accord sur les hautes fonctions européennes, dont la présidence de la Commission, et la chrétienne-démocrate allemande avait recueilli sur sa personne une majorité absolue de seulement 383 voix sur les 374 nécessaires.
Forte de ce soutien renouvelé, la présidente élue serait plus facilement en mesure de dialoguer avec les leaders des groupes politiques du PE afin de sécuriser une majorité proeuropéenne stable lors du vote, probablement fin novembre, sur le futur Collège des commissaires européens, en vue d'une entrée en fonction début décembre.
Il faut « recréer une stabilité au PE » et, pour cela, essayer de faire entrer le président David Sassoli dans le jeu, a estimé jeudi une source diplomatique française. Ce n'est qu'après le Conseil européen que la France proposera deux candidats après le rejet de la commissaire désignée, Sylvie Goulard.
Interrogé sur la façon de réunir une majorité au PE, M. Sassoli a noté que les groupes proeuropéens étaient certes sortis vainqueurs des élections européennes, mais, comme aucun d'entre eux n'est plus fort que l'autre, « tous ont besoin de faire converger leur position » à travers « le dialogue ». (Mathieu Bion)