La Belgique a fait des suggestions, lundi 14 octobre, au Conseil 'Agriculture', sur les moyens d’améliorer l’efficacité du système d’alerte rapide de l’UE pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF), après des cas de listeria aux Pays-Bas, notamment.
Le système RASFF a prouvé son efficacité, mais il peut être amélioré, a déclaré le ministre belge Denis Ducarme. La Belgique juge important d’améliorer davantage la rapidité du transfert d’informations entre les États membres. Il faut compter sur la réactivité imminente de chaque pays. Il faudrait aussi de nouvelles initiatives avec le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. Les nouvelles technologies comme les tests ADN et la ‘blockchain’ permettraient d’améliorer la traçabilité des produits.
La Commission européenne a fait le point sur les progrès récents effectués dans le domaine de la sûreté alimentaire et de la protection du bien-être animal. La France demande la mise en place d’une législation européenne harmonisée sur l’étiquetage de l’origine du lait et de la viande dans les produits transformés. La Commission a autorisé la France à utiliser l’étiquetage ‘produit d’origine française’ jusqu’à 2020, pour garantir l’origine du lait et de la viande présents dans les plats transformés. La Commission a dit qu’elle attendait les résultats de cette expérience en France, mais a jugé positives ces informations sur l’origine UE + le nom du pays. L’Italie a aussi mentionné l’importance de l’étiquetage de l’origine des produits.
La France a répété sa demande en faveur de la ‘réciprocité alimentaire’ et de la création d’une force européenne d’enquête et de contrôle pour lutter contre les fraudes alimentaires. Le Danemark a préconisé de nouvelles dispositions en faveur du bien-être animal, notamment pendant le transport des animaux. (Lionel Changeur)