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Bulletin Quotidien Europe N° 12348
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POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Les ministres de l’UE prônent une lutte plus intense contre la déforestation mondiale

La plupart des ministres européens de l’Agriculture ont soutenu, lundi 14 octobre, à Luxembourg, le nouveau cadre d’action proposé par la Commission européenne visant à mieux lutter contre la déforestation mondiale (EUROPE 12302/1).

L'objectif des mesures proposées par la Commission est de protéger la couverture forestière actuelle, en particulier la forêt primaire, et d’accroître la couverture forestière mondiale.

Le commissaire européen à l’Environnement, Karmenu Vella, a salué les commentaires positifs des ministres de l’Agriculture de l’UE sur le plan d'action qui s'articule autour de cinq priorités. En décembre, le Conseil 'Agriculture' adoptera des conclusions évaluant la communication de la Commission sur ce thème de la lutte contre la déforestation.

De nombreux ministres (d’Espagne, d’Allemagne, de France, d’Italie de Roumanie, du Danemark et de République tchèque, notamment) ont insisté sur le besoin de réduire ou d’éliminer la demande de produits associés à la déforestation. L’importance de prévoir, dans les accords commerciaux avec les pays tiers, des dispositions interdisant la déforestation a été soulignée par plusieurs délégations (Espagne, France, Slovénie, Luxembourg, Bulgarie, Portugal…)

La France a notamment demandé de développer les protéines végétales dans l’UE pour moins dépendre des importations et de renforcer la traçabilité des produits.

L’Italie a demandé de prévoir des ressources financières adéquates pour mener à bien « un niveau d’ambition très élevé » en matière de lutte contre la déforestation. L’Allemagne a insisté sur le besoin d’atteindre une chaîne d’approvisionnement sans déforestation.

L’Allemagne, la Pologne et la France ont préconisé des mesures de certification appliquées au produit final. L’Italie a parlé de filières ‘zéro déforestation’.

Le Danemark a demandé d’aborder dans ce cadre les biocarburants et les énergies renouvelables.

Quelques délégations se sont montrées plus prudentes. La Belgique a prôné une approche « équilibrée » en matière de mise en œuvre des mesures prévues. La Pologne a mis l’accent sur des mesures volontaires et a souligné que la déforestation n’était pas liée à l’industrie de la sylviculture.

La Suède a demandé de respecter les prérogatives des États membres en matière de gestion des forêts.

La Slovaquie, au contraire, a regretté que la communication n'évoque que des mesures déjà existantes et pas de nouvelles mesures.

La Présidence finlandaise du Conseil a conclu le débat en soulignant que des mesures « plus ambitieuses » sont nécessaires en la matière et que « la plupart des délégations soutiennent les mesures » proposées par la Commission européenne.

La stratégie de l’UE sur les forêts après 2020. Plusieurs ministres de l'Agriculture de l'UE ont estimé, lors d'un autre débat, que la future stratégie de l'UE sur les forêts devait être alignée sur le ‘Pacte vert européen’ (European Green Deal). 

 La République tchèque a présenté au Conseil la déclaration commune des ministres de l'Agriculture du groupe de Visegrad (République tchèque, Hongrie, Pologne et Slovaquie) et des ministres de Bulgarie, Croatie et Slovénie sur la gestion durable des forêts et l’adaptation au changement climatique. 

La plupart des ministres de l’Agriculture des pays de l’UE ont soutenu la mise en place, après 2020, d’une nouvelle stratégie de l’UE sur les forêts, en raison notamment des aléas climatiques et sanitaires, des espèces invasives et des problèmes de sécheresse et d’incendies. La durabilité de la filière bois a été soutenue par plusieurs délégations, de même que la bioéconomie circulaire. Les forêts aident à lutter contre le changement climatique et à maintenir la biodiversité, ont rappelé plusieurs ministres. L'actuelle stratégie de l'UE pour les forêts expire en 2020. L'Allemagne a rappelé le besoin de respecter les compétences de l'UE et celles qui sont du ressort des États membres. Dans ses conclusions d'avril 2019, le Conseil Agriculture avait déjà reconnu qu'une nouvelle stratégie de l'UE pour les forêts était nécessaire. (Lionel Changeur)

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