Le Premier ministre britannique, Boris Johnson a indiqué, mardi 1er octobre, qu’il comptait très « prochainement » faire de vraies propositions à Bruxelles sur la question de la frontière irlandaise, propositions qui prévoiront un « territoire unique pour l'agriculture, les industries agroalimentaires sanitaires et phytosanitaires, ce qui constitue une concession importante du gouvernement britannique », a-t-il déclaré lors d’une interview à la BBC. Ces pistes, selon lui, permettront une « solution ».
Mais il a refusé de donner davantage de détails et n'a pas voulu confirmer des documents qui ont fuité la veille dans les médias irlandais, notamment RTE, selon lesquels le gouvernement britannique envisagerait de placer à quelques kilomètres de part et d’autre de la frontière entre les deux Irlande des zones de douanes. Boris Johnson a estimé qu’ils ne reflétaient pas ses plans.
La Commission européenne, pour sa part, s’est refusée à commenter ces « documents supposément en train de circuler » ; elle n’a toujours « pas reçu » de vraies propositions de la part de Londres, a répété Mina Andreeva, porte-parole de la Commission. L’équipe de Michel Barnier a simplement reçu 4 documents de travail que le gouvernement britannique a d’ailleurs précisément demandé de ne pas « partager en dehors de l'équipe de Michel Barnier ».
Le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, informera le Collège ce 2 octobre sur l'état d'avancement des discussions et les derniers pourparlers techniques, des discussions qui, ces derniers jours encore, n'étaient pas jugées concluantes. (Solenn Paulic)