La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure, Maja Kocijancic, a demandé, mardi 1er octobre, que des mesures de confiance soient prises à Hong Kong.
Les militants prodémocratie avaient annoncé, en ce 1er octobre, à l’occasion du 70e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, une 'Journée du chagrin', bien que les manifestations avaient été interdites. Un militant a été blessé par balles réelles.
« L’UE continue d’insister sur le fait que le dialogue, l’apaisement et la retenue sont la seule voie à suivre », a expliqué Mme Kocijancic devant les médias. Et si un dialogue entre 150 habitants hongkongais et la dirigeante de l'exécutif, Carrie Lam, s’est tenu le 26 septembre, « des efforts supplémentaires doivent être entrepris pour restaurer la confiance ».
La porte-parole a aussi insisté sur le maintien des droits de réunion et de manifester de manière pacifique. « Un degré élevé d'autonomie, le respect des libertés et des droits fondamentaux et l'indépendance du pouvoir judiciaire restent essentiels pour le développement de Hong Kong », a-t-elle ajouté, rappelant le soutien de l’UE au principe ‘un pays, deux systèmes’.
Les manifestations ont commencé il y a quatre mois pour demander le retrait d’une loi facilitant l’extradition vers la Chine. Depuis, l’UE n’a de cesse d’appeler au calme et au dialogue (EUROPE 12274/21). (Camille-Cerise Gessant)