La commissaire désignée à l’Énergie, Kadri Simson, a souligné à maintes reprises le rôle clé de l’efficacité énergétique en tant que levier pour promouvoir la neutralité climatique d’ici 2050, vendredi 27 septembre, dans ses réponses aux questions écrites des députés.
« L’un des domaines prioritaires sera de veiller à ce que le principe de primauté de l’efficacité énergétique [visant à faire de la réduction de la consommation d’énergie et du gaspillage une priorité] soit appliqué dans tous les domaines », a-t-elle ainsi soutenu, à l’occasion de cet exercice écrit de questions-réponses centré sur la lutte contre le dérèglement climatique. Dans cet objectif, elle a assuré aux parlementaires qu’elle examinerait la manière d’améliorer la performance énergétique des bâtiments et d’augmenter les taux de rénovation.
En outre, étant donné que l’Union européenne « n’est pas en bonne voie d’atteindre son objectif de 20 % d’amélioration de l’efficacité énergétique d’ici 2020 », Mme Simson a l’intention de commander une évaluation ex post des politiques et mesures visant à atteindre les objectifs d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables pour 2020.
Reconnaissant que l'énergie a un rôle central à jouer dans la mise en œuvre du Green Deal européen, elle a également promis de coopérer étroitement avec le vice-président exécutif désigné pour cet objectif, Frans Timmermans.
Une transition énergétique juste. Mme Simson a ensuite promis d’offrir une aide spécifique aux communautés des régions industrielles, charbonnières et à forte intensité de carbone, qui risquent d’être davantage touchées par la transition vers la neutralité carbone. Pour ce faire, elle a indiqué qu’elle contribuerait « à la conception et à la mise en œuvre d’un Fonds pour une transition juste, qui sera proposé par la commissaire désignée, Mme Elisa Ferreira ».
Elle a en outre souhaité souligner l’importance de lutter contre la pauvreté énergétique, notamment en mettant rapidement en œuvre le paquet de mesures ‘Une énergie propre pour tous les Européens’ et en veillant à ce que les États membres « accordent à la pauvreté énergétique la priorité nécessaire dans l’élaboration et la mise en œuvre de leurs plans nationaux sur l’énergie et le climat ».
Compétences générales. Questionnée sur ses compétences, Mme Simson a principalement mis en avant son ancienne fonction de ministre de l’Économie et des Infrastructures en Estonie, chargée également de la politique énergétique, ainsi que son passé d’eurodéputée. Selon elle, cette dernière fonction lui permet aujourd’hui d’avoir pleinement conscience de l’importance du rôle du Parlement européen.
« Je m’engage à travailler de manière proactive avec le Parlement européen à tous les stades du processus d’élaboration des politiques et du processus législatif », a-t-elle d’ailleurs assuré aux parlementaires.
L’audition de Mme Simson se tiendra jeudi 3 octobre devant les eurodéputés des commissions parlementaires 'Industrie, Recherche et Énergie' et 'Environnement'.
Voir les réponses de Mme Simson : https://bit.ly/2mcMhLB (Damien Genicot - stage)