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Bulletin Quotidien Europe N° 12320
ÉCONOMIE - FINANCES / Banques

Andrea Enria invite les banques à accélérer leur préparation à un Brexit sans accord

Venu présenter ses priorités devant la commission des affaires économiques et monétaires (ECON) du PE, le président du Conseil de supervision unique (CSU) au sein de la BCE, Andrea Enria, a insisté une fois de plus sur la préparation au Brexit.

« Nous avons continué de surveiller l'état de préparation des banques au Brexit, car la probabilité d'un scénario sans accord demeure une préoccupation pour nous (…) Les banques devraient maintenant accélérer la mise en œuvre de leurs plans de contingence afin d'être pleinement préparées en cas de Brexit ‘dur’ à la fin du mois d’octobre, a-t-il déclaré.

La BCE et les autorités de surveillance nationales ont eu des discussions directes avec les banques et ont souligné dès le départ que les banques devraient se préparer à toutes les éventualités possibles, a-t-il précisé.

Pour ce qui est des priorités du CSU, l’achèvement du processus de réparation post-crise restera en haut de l’agenda, de même que la surveillance des risques émergents et des facteurs de faible rentabilité pour les banques européennes.

Interrogé par Danuta Hübner (PPE, polonaise) sur les risques qui pèsent sur le système bancaire européen, l’Italien a reconnu qu’il y avait une concentration de risques dans deux secteurs auxquels il faudra faire particulièrement attention à l’avenir, à savoir la gouvernance et les risques opérationnels.

Les députés l’ont aussi interrogé sur l’élargissement de l’Union bancaire à la Croatie et à la Bulgarie, qui ont soumis leur demande d’adhésion au mécanisme de change européen (MCE-2). L’évaluation complète pour la Bulgarie a été achevée et a permis d’identifier deux banques qui ont un déficit de capital à combler, a-t-il expliqué, tandis que, pour la Croatie, l’évaluation devrait commencer en septembre.

Blanchiment d’argent. L'ancien président de l'Autorité bancaire européenne (ABE) s’est par ailleurs prononcé pour une harmonisation accrue du cadre européen de lutte contre le blanchiment de capitaux. La BCE travaille en étroite collaboration avec l'ABE et les autorités nationales de surveillance prudentielle et de lutte contre le blanchiment de capitaux pour mettre en œuvre les missions définies dans le plan d'action du Conseil (EUROPE 12146/26), a-t-il assuré aux députés.

Enfin, interrogé par Stefan Berger (PPE, allemand) sur la création par la BCE d’une monnaie stable européenne comme alternative fiable aux projets tels que le Libra de Facebook (EUROPE 12299/11), M. Enria a aligné son discours sur celui d’Yves Mersch, membre du directoire de la BCE, prononcé lundi (EUROPE 12318/9) sur le sujet.

« Du point de vue de la surveillance, mon principal objectif est la compatibilité avec le cadre réglementaire. Quand j'étais à l'ABE, nous avons fait une analyse des risques des cryptomonnaies et nous sommes arrivés à la conclusion que, d'abord et avant tout, il fallait étendre les contrôles sur le blanchiment d’argent aux cryptomonnaies », a-t-il expliqué. (Marion Fontana)

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