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Bulletin Quotidien Europe N° 12320
Sommaire Publication complète Par article 15 / 28
POLITIQUES SECTORIELLES / SantÉ

L'OMS appelle à renforcer les politiques contre l'abus d'alcool

L'Organisation mondiale de la santé s'inquiète du peu de retombées des politiques de santé pour réduire les maladies imputables à la consommation d'alcool. Selon une nouvelle étude publiée mercredi 4 septembre, ces maladies ont été à l'origine de 291 100 décès en 2016 dans l'UE+ (soit l'UE-28 ainsi que la Norvège et la Suisse). 

« La consommation d’alcool a diminué dans de nombreux pays européens, mais les progrès sont au point mort. Les décideurs doivent mettre en œuvre les stratégies que nous savons efficaces, telles que l’augmentation des prix, la limitation de la disponibilité (des boissons) et l’interdiction de la publicité », a déclaré le Dr. Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l'OMS pour l'Europe. 

Le 'Rapport sur l'état de la consommation d'alcool, les dommages et les réponses politiques dans 30 pays européens 2019', qui utilise des données recueillies de 2010 à 2016, montre que la consommation d'alcool n'a pas diminué malgré les engagements pris par les États au titre du plan d'action européen 2012-2020 pour réduire l'usage nocif de l'alcool. En moyenne, les adultes (âgés de 15 ans et plus) boivent l'équivalent de 2 bouteilles de vin par semaine. Toutefois, lorsqu'on enlève les abstinents et anciens buveurs de l’échantillon de données, il apparaît que les adultes boivent plus de 3 bouteilles de vin par semaine. L'abus d'alcool épisodique est également un problème, note l'OMS. Sur l'ensemble de la population, 30,4% des personnes interrogées déclarent avoir consommé plus de 60 grammes d'alcool pur en une seule occasion au cours des 30 derniers jours. Ce mode de consommation néfaste est particulièrement problématique chez les hommes (47,4%) par rapport aux femmes (14,4%) et est particulièrement répandu dans les pays baltes, en République tchèque et au Luxembourg. 

En conclusion, l'OMS souligne que la faible mise en œuvre des politiques de marketing et de tarification est particulièrement préoccupante, dans la mesure où celles-ci comptent parmi les mesures les plus efficaces. Or les États semblent davantage opter pour des politiques de sensibilisation, des politiques contre la conduite en état d'ivresse et des politiques de surveillance « qui sont les plus faciles à mettre en œuvre et sont perçues comme faisant face à la moindre résistance », souligne-t-elle.

Le rapport peut être consulté à la page : http://bit.ly/2lZbYi8  (Sophie Petitjean)

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