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Bulletin Quotidien Europe N° 12298
Sommaire Publication complète Par article 18 / 33
POLITIQUES SECTORIELLES / Femmes

Ursula von der Leyen dans la continuité de la Commission 'Juncker'

L'un des grands atouts pour les femmes de la désignation d'Ursula von der Leyen est qu'elle est la première femme à accéder à la fonction de présidente de la Commission européenne. Son programme stratégique, publié dans la foulée de son élection, comporte d'ailleurs une série de mesures clés tournées vers les femmes, de la lutte contre la violence basée sur le genre aux politiques de la famille, en passant par l'égalité salariale. 

Mme von der Leyen a d'ailleurs entamé son discours devant les députés européens par un hommage à Simone Veil, première présidente du Parlement européen, il y a 40 ans. « C’est ce courage et cette audace des pionnières comme Simone Veil qui est au cœur de ma vision de l’Europe. Et ce sera cet esprit qui guidera la Commission européenne que j’ai l’intention de présider », a-t-elle déclaré.

Égalité des genres

Ministre de la Famille, puis du Travail, en Allemagne, Ursula von der Leyen a bien l'intention d'agir aussi dans ce domaine au niveau européen, malgré les compétences limitées de l'UE en la matière. 

En matière d'emploi, elle réitère l'importance de l'équité sur le lieu de travail, y compris entre les sexes. Ainsi, elle s'engage à viser la parité dans le collège des commissaires et à tous les niveaux d’encadrement de la Commission. « Je n'accepterai rien de moins », indique-t-elle dans ses priorités. Elle apporte aussi son soutien à la directive sur les quotas de femmes dans les conseils d'administration des entreprises cotées en bourse, une mesure qu'elle a contribué à introduire dans son pays du temps où elle était ministre, mais que l'Allemagne continue de bloquer au niveau européen (EUROPE 12184/13).  

Elle annonce aussi que, durant les 100 premiers jours de son mandat, elle présentera des propositions en vue de l’instauration de mesures contraignantes en matière de transparence des rémunérations. Au printemps, la Commission Juncker avait déjà préparé le terrain en menant une consultation sur l'écart salarial, sachant que l'égalité de rémunération est inscrite dans la directive sur l’égalité des chances (2006/54/CE) et dans la recommandation de 2014 sur la transparence des rémunérations (EUROPE 12210/4).

Violence contre les femmes

Par ailleurs, la nouvelle présidente de la Commission a l'intention d'agir sur la violence à l'égard des femmes. À plusieurs reprises, lors de sa campagne, elle a fait savoir qu'elle avait l'intention de proposer d’ajouter la violence envers les femmes à la liste des infractions pénales définies dans le traité. Elle a également encouragé tous les États membres à « adhérer » à la Convention d'Istanbul, étant donné que tous l'ont signée, mais que sept d'entre eux, ainsi que l'UE, ne l'ont pas encore ratifiée (EUROPE 12228/4). Les discussions sont en effet bloquées au Conseil en raison de questions de procédure. (Comment voter ? Que faire avec les États qui n'ont pas ratifié le texte isolément ? etc.) Dans ses priorités, Mme von der Leyen note que, si le processus d’adhésion reste bloqué au niveau du Conseil, elle envisagera de proposer des « normes minimales pour la définition de certains types de violence, comme de renforcer la directive sur les droits des victimes ».

Il est à noter qu'une quarantaine de députés européens (Renew Europe, S&D, Verts/ALE et GUE-NGL) ont rédigé une déclaration commune appelant à des engagements forts sur les questions de genre, y compris sur les droits sexuels et reproductifs. Pour le programme stratégique de Mme von der Leyen, voir la page : https://bit.ly/2NXx2Df (Sophie Petitjean)

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