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Bulletin Quotidien Europe N° 12298
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Eu2019fi

Les eurodéputés exhortent la Présidence finlandaise du Conseil à aboutir sur le budget de l'UE post-2020

Plusieurs groupes politiques du Parlement européen ont demandé au Premier ministre finlandais, Antti Rinne, de s'impliquer fortement pour que le Conseil européen marque un accord unanime sur le Cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027 avant fin 2019, lors d'un débat sur la présentation des priorités finlandaises du Conseil de l'UE, mercredi 17 juillet à Strasbourg.

Au nom du groupe PPE, le Roumain Siegfried Mureșan a espéré un accord rapide sur le CFP afin d'éviter un retard dans la mise en œuvre de la politique européenne de cohésion. En revanche, « nous ne sommes pas d'accord sur des coupes budgétaires au détriment de la politique de cohésion », a-t-il prévenu. La présidente du groupe S&D, l'Espagnole Iratxe García Pérez a appuyé ces propos en requérant un cadre budgétaire « solide », tant pour la Politique agricole commune (PAC) que pour la Politique de cohésion.

Au nom du groupe libéral Renew Europe, le Français Pascal Canfin a lié le dossier budgétaire à l'objectif finlandais de faire de l'Europe le continent en pointe dans la lutte contre les changements climatiques. Selon lui, il faut maintenir le budget de la PAC et augmenter à « 30% » la part du budget de l'UE post-2020, qui sera consacrée à la lutte contre les dérèglements climatiques. Sur les ressources propres au CFP, « la taxe 'plastiques' peut aboutir », a-t-il estimé, notant que « les États membres sont proches d'un accord » sur ce point.

M. Rinne a promis que la Présidence finlandaise tenterait de trouver, d'ici à fin 2019, un accord définitif sur le budget de l'UE post-2020. « Nous devons trouver une solution équilibrée qui reflète les nouvelles priorités de l'UE », a-t-il estimé, citant parmi ces priorités le climat et la recherche. Selon lui, il est difficile d'expliquer en Finlande, pays contributeur net au budget, qu'une aide financière européenne peut être octroyée à des pays qui ne respectent pas les principes de l'État de droit (voir autres nouvelles). Un lien juridique doit donc être fait entre ces deux éléments, a considéré M. Rinne.

Sur la question de l'État de droit, Ska Keller (Verts/ALE, allemande) a exhorté les autorités finlandaises à aller de l'avant dans la procédure 'article 7' ouverte par le Parlement à l'encontre de la Hongrie (EUROPE 12297/2).

Au deuxième semestre, la Présidence finlandaise espère convaincre la poignée d'États membres encore rétifs à fixer à 2050 l'objectif de neutralité carbone pour l'UE (EUROPE 12279/2). La Finlande s'est d'ailleurs fixé pour elle-même l'objectif de 2035 pour y parvenir, a rappelé le commissaire à la Croissance, Jyrki Katainen. « La Finlande est pragmatique, a les pieds sur terre et la tête froide. C'est exactement ce dont l'Europe a besoin », a-t-il estimé.

M. Mureșan a loué cet État membre pour avoir été le premier pays au monde à mettre en place l'égalité des droits politiques entre hommes et femmes. Il a exhorté la Présidence finlandaise à agir pour que la Roumaine Laura Codruța Kövesi accède à la tête du Parquet européen (EUROPE 12298/14). Plus tard, en conférence de presse, M. Rinne a espéré que les ambassadeurs des États membres auprès de l'UE (Coreper) trouveront un accord sur cette question.

Quant aux questions migratoires, Laura Huhtasaari (Identité et démocratie, finlandaise) a estimé que la création d'un mécanisme de gestion des arrivées de migrants aggraverait la situation en pérennisant les flux. Le gouvernement finlandais vit dans « l'utopie multiculturelle », a-t-elle estimé. En revanche, Tiziana Beghin (NI, italienne) a plaidé pour un système de répartition des migrants secourus en mer. (Mathieu Bion)

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