Si elle n’a pas du tout parlé de la politique de santé durant sa campagne au Parlement européen, la future présidente de la Commission européenne l'évoque brièvement dans son Programme pour l’Europe, publié au moment de son élection, le 16 juillet.
Ainsi, tout comme le Spitzenkandidat malheureux du PPE, Manfred Weber, elle élève la lutte contre le cancer au rang de ses priorités. « En tant que médecin, je crois fermement en l’importance de la santé. Quelque 40% d’entre nous seront confrontés à un cancer à un moment donné de leur vie et pratiquement chacun d'entre nous fera un jour l’expérience de l’anxiété ou du chagrin d’un ami ou d’un membre de la famille chez qui un cancer a été diagnostiqué », indique l’ancienne ministre de la Défense dans un document d’une trentaine de pages. Elle propose plus particulièrement de présenter un « plan européen de lutte contre le cancer » destiné à aider les États membres à renforcer la lutte contre cette maladie et à améliorer les soins dispensés. Selon elle, la détection et le dépistage précoces sont des mesures clés pour vaincre cette maladie.
Rappelons que, dans son manifeste, le candidat du PPE, Manfred Weber, avait lui aussi mis en exergue la lutte contre le cancer en annonçant un plan général destiné à « mettre en commun les ressources et les données au niveau européen ». Ici, l’annonce de Mme von der Leyen ne dit pas sur quel plan elle entend travailler. Le document, en tout cas, ne dit rien sur la stratégie de la future Commission vis-à-vis des perturbateurs endocriniens accusés de provoquer des cancers, un dossier laissé en friche par l’actuelle Commission européenne. Voir le programme de Mme von der Leyen à la page : https://bit.ly/2NXx2Df (Sophie Petitjean)