Au terme d'une première réunion conjointe entre ministres du Commerce et de l'Économie numérique des pays du G20, samedi 8 et dimanche 9 juin à Tsukuba (Japon), les ministres ont retenu des pistes visant à « renforcer la coopération économique et numérique dans les pays du G20 ».
Dans leur déclaration commune, les ministres appellent au développement de l’économie numérique, tout en identifiant ses garde-fous tels que la durabilité, l’inclusion ou la protection des données.
La déclaration revient sur les défis posés au système commercial international qui peuvent miner la croissance économique dont les prévisions 2019-2020 ont été revues à la baisse.
Le texte appelle à un environnement commercial sain, favorisant les décisions d'investissement « dictées par le marché », non discriminatoires, transparentes et prévisibles.
Des problèmes structurels existent dans « certains secteurs », notent les ministres du G20 dans la déclaration, il faut donc s’efforcer d’assurer une concurrence sur un pied d'égalité (level playing field’), soit des conditions égales pour tous.
Le texte pointe la nécessité de renforcer les disciplines contre les soutiens tant à l’industrie qu’à l’agriculture et de favoriser l’accès à certains marchés agricoles.
Reconnaissant la répartition inégale des bénéfices de la croissance entre pays ainsi qu’entre citoyens, la déclaration souligne la nécessaire promotion d’un commerce et d’investissements contribuant à une croissance « durable et inclusive ».
La déclaration prend acte des initiatives récentes et autres chantiers initiés dans le cadre des travaux de l’OMC. Elle revient sur le sentiment d’urgence autour de la réforme de l’OMC (EUROPE 12271/16). Afin d’en accroître la transparence, les membres s’engagent d'ailleurs à remplir leurs engagements en termes de notification.
Les ministres se sont également penchés sur la problématique des flux de données, chère à l’UE, et sur le concept de 'Data Free Flow with Trust', visant à assurer la protection de la vie privée dans le contexte du développement de l’économie numérique (EUROPE 12242/1). « Il est nécessaire que les cadres juridiques nationaux et internationaux soient respectés », note la déclaration, promettant que les pays coopéreront pour encourager l'interopérabilité de différents cadres et insistant sur la nécessité de garantir la « confiance » des consommateurs dans l’économie numérique.
Dans une déclaration séparée, la Présidence japonaise note également que « la grande majorité des membres » demande que soit étendue la durée du Forum au-delà de son mandat actuel, afin de poursuivre ses travaux sur la capacité excédentaire de l'acier. Déclaration [EN] : https://bit.ly/2MI1zEq (Hermine Donceel)