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Bulletin Quotidien Europe N° 12272
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INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

La Commission rappelle aux prétendants à la succession de Mme May qu'elle n'a pas l'intention de rouvrir l'accord de retrait

La Commission européenne a une nouvelle fois souligné, mardi 11 juin, qu’une nouvelle élection de Premier ministre au Royaume-Uni n’allait pas « changer les paramètres sur la table ». « Tout le monde sait ce qu’il y a sur la table; ça a été approuvé par tous les États membres et la nouvelle élection ne va pas changer les paramètres sur la table », a déclaré Margaritis Schinas, porte-parole de l’institution, alors que dix candidats sont officiellement entrés dans la course, le 10 juin, pour remplacer l’ex-Première ministre, Theresa May, à la tête du Parti conservateur et, donc, à la tête du pays.

Deux d’entre eux, considérés comme favoris, se sont justement illustrés au cours du week-end de la Pentecôte par des prises de parole sur la négociation du retrait du Royaume-Uni de l’UE. Il s'agit, en l’occurrence, de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, et de l’actuel ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt. Boris Johnson a ainsi menacé de ne pas payer la facture britannique (le règlement des engagements financiers courant jusqu’à 2020 d'un montant de près de 40 milliards d’euros), si l’accord de retrait, tel que conclu en novembre par Mme May, n’était pas amélioré.

Jeremy Hunt, de son côté, a assuré sur la foi d’une conversation qu’il dit avoir eue avec la chancelière allemande, Angela Merkel, qu’une renégociation était possible avec l’UE, ce que cette dernière refuse.

Huit hommes et deux femmes sont lancés dans cette course, dont Michael Gove, Sajid David, Dominic Raab, Matt Hancock et, pour les femmes, Andrea Leadsom et Esther MvVey.

Un second référendum possible?

La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, était, quant à elle, présente à Bruxelles mardi 11 juin. Dans la matinée, elle a rencontré Michel Barnier, le négociateur de l’UE et devait voir ensuite le président de la Commission, Jean-Claude Juncker. Lors d’un discours devant l’European policy centre ( EPC), elle a notamment signalé qu’à ce stade, un second référendum sur le Brexit lui semblait une option plus probable qu’une révocation de l’article 50, bien qu'il ne soit pas encore sûr que cette majorité en faveur d'une seconde consultation existera dans le pays.

Dans le même temps, elle a estimé que les chances d’un maintien dans l'UE augmentaient autant que celles d’un ‘Brexit dur’, compte tenu de la situation actuelle au Royaume-Uni. Par ailleurs, elle s’est dite confiante que les Écossais répondraient favorablement au nouveau projet de référendum sur l’indépendance du pays, qu’elle compte organiser pour 2021. (Solenn Paulic)

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