La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a dénoncé, lundi 10 juin, de nombreuses lacunes durant l'élection présidentielle au Kazakhstan la veille, qui a vu la victoire de Kassym-Jomart Tokayev avec 70,8% des voix.
Reprenant les conclusions préliminaires de la mission d'observation électorale de l'OSCE/BIDDH, la porte-parole a estimé que l’élection avait été « entachée de violations manifestes des libertés fondamentales, ainsi que de pressions sur les voix critiques ». Ainsi, le jour du scrutin a été marqué par l’arrestation de plusieurs centaines de manifestants pacifiques.
De plus, bien que, selon la mission, l’élection ait été gérée efficacement, « des irrégularités importantes ont été observées dans tout le pays ». Il s’agit notamment de cas de bourrage d'urnes, de votes collectifs et de séries de signatures identiques sur des listes électorales. Le décompte a également fait l'objet d'une évaluation négative dans plus de la moitié des observations, a ajouté la porte-parole.
Face à ces nombreuses lacunes, la porte-parole du SEAE a appelé le Kazakhstan à s'attaquer « à ces violations, ainsi qu'au cadre électoral légal et politique contrôlé, car elles vont à l'encontre des engagements et obligations internationales du pays envers l'OSCE ».
Par ailleurs, elle a précisé que l’UE se réjouissait à la perspective de travailler avec le nouveau président, notamment sur les réformes visant à renforcer la promotion et la protection des libertés fondamentales et des droits de l'homme, le respect des principes démocratiques, l'État de droit et la bonne gouvernance. (Camille-Cerise Gessant)