L’extrême-droite européenne, qui rêve de constituer un « super groupe » au sein du Parlement européen, peine à trouver des alliés.
Mercredi 5 juin, le parti polonais Droit et Justice (PiS) et le Brexit Party ont tous deux mis fin aux spéculations sur leur possible ralliement au groupe Europe des Nations et des Libertés (ENL) ainsi qu’à l'Alliance européenne des peuples et des nations (EAPN) de Matteo Salvini.
Le dirigeant du PiS, Jaroslaw Kaczynski, a indiqué à la radio polonaise refuser de s’associer avec des partis comme le Rassemblement national (RN) français ou l’AfD allemande, qui entretiennent de bonnes relations avec la Russie. Le PiS, qui a remporté 26 sièges, devrait donc rester au sein du groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE).
Le même jour, Nigel Farage, dont le parti Brexit Party a obtenu 29 sièges, a aussi mis fin aux rumeurs quant à une possible alliance, indiquant qu’il n’avait tenu qu’une « brève entrevue » avec un membre de l’ENL (EUROPE 12267/1), a rapporté l’Associated Press.
Le député grec Kyriakos Velopoulos du parti Greek Solution (EL) a finalement décidé lui aussi de rejoindre le groupe CRE et non l’ENL (voir autre nouvelle).
Pour l’instant, le groupe ENL stagne donc à 73 députés issus du RN, la Lega, le FPÖ autrichien, le Vlaams Belang flamand, le SPD tchèque, le PVV néerlandais, l’AfD allemande, les Vrais Finlandais, le Parti du peuple danois et le parti estonien EKRE.
Plus tôt cette semaine, le parti espagnol Vox et le parti hongrois Fidesz de Viktor Orbán avaient déjà exclu de rejoindre le groupe. (Marion Fontana)