Le 13 avril dernier à Washington (EUROPE 12236/17) était lancée la « coalition des ministres des Finances pour l’action climatique » à l’occasion des réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI). Ils sont dorénavant 26 pays à participer et à avoir approuvé les six principes de base, dits « Principes d’Helsinki », visant à contribuer à accélérer une transition équitable vers une économie à faible intensité carbone.
Dans une lettre datée du 23 avril, les coprésidents, le ministre finlandais, Petteri Orpo, et le ministre chilien, Felipe Larraín Bascuñán, ont invité les autres ministres des Finances à rejoindre la coalition.
« Les ministres des Finances ont la capacité unique d'aider les pays et le monde entier à faire face aux menaces climatiques et nous avons besoin de votre appui à tous », écrivent-ils.
11 États membres de l’UE – l’Autriche, le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Espagne, la Suède et le Royaume-Uni – figurent parmi les adhérents, mais aussi le Chili, le Costa Rica, la Côte d'Ivoire, l’Équateur, l’Islande, le Kenya, les Îles Marshall, le Mexique, le Nigéria, les Philippines et l’Ouganda. Depuis le lancement officiel, la Colombie, les Fidji, la Norvège et le Guatemala ont rejoint la coalition.
La lettre détaille aussi les actions concrètes que prévoit la coalition cette année. Elle invite notamment les ministres à agir en tant que « champions régionaux » pour un ou plusieurs principes d’Helsinki et accueillir des réunions ou séminaires sur un sujet précis.
Le Chili, par exemple, a d'ores et déjà exprimé son intérêt pour assumer ce rôle pour le principe no 5, à savoir « mobiliser les sources privées de financement de la lutte contre le changement climatique en facilitant les investissements et le développement d'un secteur financier qui soutienne l'atténuation du changement climatique et l'adaptation à ses effets ».
Elle demande par ailleurs aux ministres d’indiquer quel domaine d’activité est le plus pertinent pour l’élaboration des politiques dans leurs pays respectifs ou dans quels domaines ils pourraient partager leurs expériences.
En termes de calendrier, les sherpas sont tout d’abord invités à une réunion à Santiago du Chili, prévue les 4 et 5 juin, pour organiser le travail de la coalition. Ils se retrouveront ensuite lors des réunions annuelles de la Banque mondiale et du FMI, en octobre, pour faire le point sur les progrès réalisés.
La coalition souhaite aussi contribuer au Sommet Action Climat organisé par le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, le 23 septembre à New York, ainsi qu'à la réunion de la COP25 à Santiago du Chili en décembre. La coalition espère, d’ici là, être en mesure d’annoncer un ‘Plan d’action’ pour appuyer les travaux de la COP25.
Le suivi des travaux de la coalition devrait par ailleurs figurer comme point d'information à l'agenda des ministres européens des Finances pour le Conseil 'Ecofin' de mai. (Marion Fontana)