Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a reconnu avoir fait une erreur majeure en 2016 en ne prenant pas position dans la campagne du référendum britannique sur la sortie ou le maintien dans l'UE.
Lors de sa conférence de presse en forme de bilan en amont du sommet informel de Sibiu (voir autre nouvelle), il a admis que l’une de ses erreurs avait été « d’écouter attentivement le gouvernement britannique de David Cameron de ne pas intervenir dans la campagne ».
Or, c’était « une erreur de ne pas interférer ou de ne pas intervenir ». « J’ai eu tort de rester silencieux à un moment si important », a ajouté le Luxembourgeois, qui aurait pu, dans le cas contraire, détruire les « mensonges » du Brexit qui avaient « circulé ».
À l’époque, en amont du référendum du 23 juin 2016, la Commission et son président se cachaient derrière un devoir de neutralité et de respect de problématiques prioritairement nationales. Le président Juncker et l’institution avaient été critiqués pour ce choix alors qu’en 2015, M. Juncker n’avait pourtant pas hésité à intervenir dans les affaires grecques et, notamment, le référendum sur le plan de sauvetage de l’économie du pays. La Commission avait été accusée par la suite d'avoir deux poids et deux mesures, de se montrer forte avec les faibles et faible avec les forts. (Solenn Paulic)