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Bulletin Quotidien Europe N° 12247
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The B-word : la newsletter d’Agence Europe sur le Brexit / The b-word

La fièvre électorale

Si l’on se fie aux élections locales de cette semaine, les principaux partis politiques britanniques subiront une débâcle lors des élections européennes du 23 mai. Alors que le Brexit est toujours prévu, ses répercussions restent incertaines. 

Les préparatifs pour les élections européennes se sont intensifiés au Royaume-Uni, alors que des candidats se sont présentés pour les 12 circonscriptions du pays cette semaine. Deux nouveaux groupes politiques ont fait leur apparition, dont le Brexit Party de Nigel Farage, l’ancien dirigeant du parti UKIP, et le Change UK-Independent group opposé au Brexit et créé par d’anciens parlementaires conservateurs et travaillistes. UKIP comptera 70 candidats, alors que l’un de ses conseillers politiques, le militant d’extrême droite Tommy Robinson, se présente également. 

Toutefois, même si le Royaume-Uni élit de nouveaux députés européens, il n’est pas encore établi s’ils prendront leurs fonctions lorsque le Parlement reprendra ses travaux en juillet. Les négociations entre les conservateurs et les travaillistes se sont poursuivies cette semaine pour essayer de trouver un compromis, mais l’espoir d’une prochaine percée permettant d’éviter les élections européennes est mince ; ce que même les porte-paroles du gouvernement ont reconnu, officieusement. 

Une autre réunion entre les deux partis est prévue la semaine prochaine, alors que leurs différences sont toujours aussi importantes. Les conservateurs favorables au Brexit n’accepteront jamais la demande des travaillistes de rester dans une union douanière avec l’UE, tandis que ces derniers se déchirent en coulisses sur la possibilité d’organiser ou non un second référendum (EUROPE 12246/30). La Première ministre, Theresa May, a indiqué cette semaine qu’elle espérait parvenir à une sorte de compromis linguistique, en déclarant aux députés qu’il existait « davantage de points communs » entre les deux parties sur la question douanière qu’il n’y paraît. « Plusieurs termes sont utilisés en ce qui concerne les douanes », a-t-elle expliqué. « Parfois, les personnes utilisent des termes différents pour évoquer la même chose. » 

Les électeurs sont lassés de ces luttes intestines. Lors des élections locales du 2 mai destinées à choisir les conseillers locaux et les maires en Angleterre et en Irlande du Nord uniquement (pas en Écosse ni au Pays de Galles), les deux principaux partis politiques ont laissé des plumes, essentiellement en raison de leur échec à conclure un accord sur le Brexit. Même si le dépouillement était toujours en cours au moment où The B-Word était mis sous presse, il est indéniable que les libéraux démocrates, qui souhaitent le maintien du Royaume-Uni au sein de l’UE, ont gagné des sièges, tout comme les Verts. Le professeur Sir John Curtice, expert électoral, a déclaré à la BBC que la situation pouvait même empirer pour les deux principaux partis le 23 mai, lorsqu’ils affronteront le Brexit Party et le Change UK qui n’étaient pas candidats aux élections locales. 

Entretemps sur le continent européen, le vice-président de la Commission, Frans Timmermans, a déclaré qu’« il y a toujours de l’espoir » que le Royaume-Uni reste membre de l’UE. S’exprimant lors d’un débat à Florence avec les candidats têtes de liste de quatre groupes politiques (EUROPE 12246/2), il a avancé que si son collègue libéral Guy Verhofstadt peut revoir sa position sur le processus des Spitzenkandidaten, les Britanniques devraient alors avoir la possibilité de changer d’avis sur le maintien dans l’UE. 

Pour l’instant, pourtant, nous ne pouvons qu’attendre la suite des événements. (Version originale anglaise par Sarah Collins)

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