Le président du Parti socialiste européen, Sergueï Stanishev, a annoncé, mercredi 10 avril, le gel des relations entre le PSE et son affilié roumain, le PSD, en raison des préoccupations persistantes concernant l’État de droit en Roumanie (EUROPE 12234/2). Le PSD est au pouvoir dans le pays, en coalition avec l’ALDE.
« Tant que le gouvernement roumain n'aura pas clarifié son engagement en faveur de l'État de droit et suivi les recommandations de la Commission européenne, la direction du PSE considère ses relations avec le PSD gelées, en attendant un débat formel lors de la prochaine réunion de la présidence du PSE en juin, au cours de laquelle l'adhésion du PSD roumain sera examinée », a annoncé le PSE dans un communiqué, à l’issue de la réunion des dirigeants du parti, en amont du Conseil européen extraordinaire.
En attendant cette réunion, « aucun événement du PSE ne sera organisé avec le PSD jusqu'à cette date », précise le communiqué.
La ministre roumaine des Fonds européens, membre du PSD, Rovana Plumb a critiqué cette décision. « Nous n'entrons pas dans les jeux électoraux même s'ils viennent de collègues du PSE ! [Cette] position n'est pas statutaire, mais reflète plutôt une déclaration politique dans le contexte électoral », a-t-elle estimé dans un communiqué, jugeant qu’il était triste que la « propagande » à l’encontre de son parti soit « allée jusqu'à influencer l'opinion de certains collègues du PSE », au sein « de la même famille politique ».
« Les choses peuvent et doivent être clarifiées. Nous avons toute l'ouverture nécessaire pour aider ces collègues mécontents à comprendre la réalité en Roumanie. Nous leur donnons toutes les informations pour faire bonne impression », a-t-elle annoncé. (Camille-Cerise Gessant)