Les ministres compétents ont renouvelé leur engagement, durant une réunion informelle à Bucarest, mercredi 10 avril, pour lutter contre les inégalités entre les hommes et les femmes au travail.
Durant cette réunion, ils ont pris la parole pour améliorer au niveau national l’accès au travail pour les femmes dans tous les secteurs d’activités ainsi qu’œuvrer à l'amélioration de l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée tout en garantissant le principe d’égalité de traitement, y compris en ce qui concerne la rémunération, comme le prévoit le socle européen des droits sociaux.
Surtout, de nombreux ministres ont réclamé que l’égalité entre les sexes soit mise en tête des priorités politiques européennes dans le cadre d’une nouvelle stratégie pour l’égalité des sexes (Gender equality strategy). Il existe actuellement déjà une stratégie pour l’égalité des sexes qui touchera à son terme fin 2019 (https://bit.ly/2RDLvFV ).
La situation, bien qu’en légère amélioration, reste toujours préoccupante. Durant les échanges, la commissaire à l’Emploi et aux Affaires sociales, Marianne Thyssen, a rappelé que le chantier restait considérable, soulignant que les inégalités entre les sexes (le taux d’emploi des femmes est 11,5 points en dessous de celui des hommes et le taux de rémunération est de 16 points inférieur) représentent environ 370 milliards d’euros de perte chaque année pour l’économie européenne.
Des paroles, mais pas de budget. Le même jour, l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) a lancé un appel à l'adresse des institutions européennes et des États membres, déplorant que moins d’1 % des fonds structurels et d’investissements soit consacré à l’égalité des sexes dans le prochain cadre financier pluriannuel. L’institut avance une série de recommandations, comme faire de l’égalité des sexes une priorité dans l’ensemble du prochain cadre financier pluriannuel ou encore introduire un système de suivi de l’égalité des sexes dans tous les programmes de financement.
Élections européennes. Fun Europe (‘Feminists United Network Europe’), une plateforme électorale européenne paneuropéenne, a, de son côté, lancé, vendredi 12 avril, une pétition pour unir les forces féministes à travers l’Union pour contrer la prolifération des forces d'extrême droite et nationalistes qui « menacent la démocratie, les droits de l'homme et l'État de droit ». Pour consulter la pétition : https://bit.ly/2IfOlf5. (Pascal Hansens)