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Bulletin Quotidien Europe N° 12217
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ACTION EXTÉRIEURE / DÉveloppement

L'aide au commerce de l'UE et la part dédiée aux pays les moins avancés ont atteint un niveau record en 2017

L'importance, pour la réalisation des objectifs universels de développement durable, de cibler quantitativement et qualitativement l'aide au commerce sur les pays les moins avancés, comme le préconise la stratégie de l'UE révisée en la matière (EUROPE 11923/4), a été mise en exergue, lundi 18 mars, par les députés de la commission du développement et de la commission du commerce international du Parlement européen. 

La publication du premier rapport de progrès 2018 sur la mise en œuvre de la stratégie, telle que révisée en 2017, est encourageante : comparés à ceux de 2016, les engagements d’aide au commerce 2017, en particulier en faveur des pays africains et des PMA, ont augmenté de 2,7 % pour atteindre 13,5 milliards d’euros – un niveau record. 

En 2017, les engagements en faveur des PMA se chiffraient à 3 milliards d’euros, soit 22 % de l’aide au commerce totale de l’UE – un chiffre jamais atteint (18 % en moyenne entre 2010 et 2015). L’objectif de l’UE est d’atteindre en 2030 une part d’au moins 25 % pour ces pays. 

Ce rapport montre que l’UE a conservé sa place de premier donateur en fournissant 32 % de l’aide mondiale au commerce. L’Afrique a continué d’être le premier bénéficiaire de l’aide au commerce de l’UE en 2016 (42 % du total, exception faite des prêts BEI), suivie par l’Asie (22 %), l’Amérique (12 %) et l’Europe (11 %). Et sur l'assistance liée au commerce, qui a plus que doublé en dix ans pour atteindre 3,8 milliards € en 2016, l'aide à la facilitation du commerce représentait 370 millions €. 

« Pour créer un avenir pour les jeunes en Afrique, l'aide au commerce est un élément déterminant pour créer des emplois, mais ce ne sont pas les échanges du passé qui peuvent créer de la valeur ajoutée. Il est nécessaire que chacun obtienne une part équitable dans la chaîne d'approvisionnement, bénéficie de cette aide et de ses retombées, qu'il y ait davantage d'échanges, mais aussi des échanges qui génèrent plus de valeur pour pouvoir envisager des progrès dans la redistribution à l'échelle mondiale et, donc, se rapprocher des objectifs de développement durable », a déclaré Linda McAvan (S&D, britannique), présidente de la commission du développement. 

Les députés ont insisté sur l'importance de contribuer à aider les jeunes en Afrique à trouver un emploi et de lever les obstacles à l'entrepreneuriat des femmes. 

Annete Ssemuwemba, directrice adjointe de l’EIF (sigle anglais pour Cadre intégré renforcé - Enhanced Integrated Framework), a présenté aux députés le programme stratégique 2019-2022 de ce partenariat multilatéral spécifiquement dédié à l’assistance aux pays les moins avancés pour les aider à utiliser le commerce comme moteur de la croissance, du développement durable et de la réduction de la pauvreté. 

Il s'agira principalement : - d'améliorer l'environnement propice aux échanges, en créant des institutions fortes et en les coordonnant pour la mise en commun des ressources ; - de développer des marchés d'exportation par l'appui technologique dans les secteurs des produits et des services ; - de renforcer l'accès aux marchés. 

En Afrique de l'Ouest, l'EIF appuie l'exportation de produits à valeur ajoutée de beurre de karité, de mangue ou de mangue séchée, a indiqué Mme Ssemuwemba. Au Mali par exemple, l'EIF investit 1,5 million d'euros et le Mali 4 millions pour développer le secteur de la mangue. L'EIF travaille avec des pays d'Afrique, d'Asie et du Pacifique. 17 d'entre eux ont l'UE comme coordinateur pour éviter les doublons dans l'aide au commerce. (Aminata Niang)

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