La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a appelé, jeudi 21 février, à la pleine mise en œuvre des accords économiques et fiscaux entre Israël et l’Autorité palestinienne (AP).
L'État hébreu a décidé de retenir une partie des recettes fiscales qu’elle transfère régulièrement à l'Autorité palestinienne en vertu des accords d'Oslo, somme qui correspondrait au montant que l’AP reverserait aux Palestiniens détenus en Israël, à leurs familles et aux prisonniers libérés. En représailles de cette décision, l’AP a annoncé, le 20 février, qu’elle n'accepterait plus aucune recette fiscale, à moins qu'elle ne soit transférée intégralement.
« Nous avons été en contact avec les deux parties et avons clairement exprimé notre espoir que les accords économiques et fiscaux [...] continueront d'être pleinement mis en œuvre [...] Entretemps, nous demandons à l'Autorité palestinienne de continuer à accepter les transferts fiscaux à titre provisoire, ce qui ne constitue pas une approbation juridique ou politique des déductions israéliennes », a souligné la porte-parole dans son communiqué.
Elle a rappelé qu’il était dans l’intérêt des deux parties que l’AP soit opérationnelle et assure la santé, l'éducation et la sécurité de millions de Palestiniens.
La porte-parole a aussi exprimé les préoccupations de l’UE quant à la nature du système palestinien de paiements aux détenus et aux familles des 'martyrs'. (Camille-Cerise Gessant)