Vytenis Andriukaitis, le commissaire européen à la Santé et la Sécurité alimentaire, a appelé, jeudi 7 février, l’ensemble des institutions de l’Union européenne à faire encore plus d’efforts et à collaborer avec toutes les parties prenantes afin de mettre sur pied une politique alimentaire et nutritionnelle complète, lors d’un débat organisé par le Comité économique et social européen (CESE).
« Notre génération a le grand devoir - et la grande responsabilité - de concevoir, de développer et de soutenir le passage à des politiques alimentaires globales, respectueuses de la nutrition et durables », a-t-il ainsi déclaré.
Tout en rappelant les diverses initiatives de l’UE en cours et les mesures déjà prises, le commissaire a insisté sur la nécessité d’en faire davantage pour promouvoir des régimes alimentaires équilibrés et sains, ainsi que sur le besoin de stratégies transversales et multinationales pour stimuler un changement durable.
« Nous avons besoin de tout le monde à bord, travaillant ensemble, vers les mêmes objectifs : un système alimentaire équilibré fondé sur des principes durables », a-t-il encore ajouté.
Réagissant à l’intervention du professeur Olivier De Schutter, venu présenter un nouveau rapport d’IPES-Food (voir autre nouvelle), et à celle du professeur Tim Lang, M. Andriukaitis a pleinement adhéré à leur proposition, émise au cours du débat, visant à créer un « Conseil de politique alimentaire pour l’UE ». Selon lui, ce Conseil devrait être chargé non seulement de la politique alimentaire, mais également de la politique nutritionnelle.
L’eurodéputée Sirpa Pietikäinen (PPE, finlandaise) s’est pour sa part montrée très critique vis-à-vis du système alimentaire actuel de l’UE. « Tout ce qui peut aller de travers avec notre système alimentaire va de travers », a-t-elle ainsi déclaré au cours du débat.
Elle appelle donc à un changement de grande ampleur, en s’appuyant sur la science : « Les petits pas n’y changeront rien, nous devons repenser complètement notre système alimentaire […] Pour réparer un système alimentaire en panne, nous avons besoin d’un changement de gouvernance aux niveaux européen, national et local, et d’une politique fondée sur la science. » (Damien Genicot - stage)