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Bulletin Quotidien Europe N° 12189
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POLITIQUES SECTORIELLES / NumÉrique

L'intelligence artificielle à l'ordre du jour du Conseil 'Compétitivité' du 18 février

Les ministres européens chargés de la Compétitivité devraient, une fois de plus, débattre de l'intelligence artificielle (IA) lors de leur réunion à Bruxelles, lundi 18 février. Ils seront invités par la Présidence roumaine du Conseil à donner leur avis sur les faiblesses du plan coordonné sur l'intelligence artificielle et à présenter l'état de leurs travaux respectifs, avant d'adopter des conclusions du Conseil sur ce thème. 

Le développement de l'intelligence artificielle est devenu une priorité pour l'Union européenne, afin de ne pas se faire distancer par la Chine et les États-Unis. À l'heure actuelle, un quart des robots industriels et la moitié des robots de services professionnels dans le monde sont produits par des sociétés européennes, se félicite la Présidence roumaine dans un document préparatoire. 

Le projet de conclusions exprime la satisfaction des ministres pour les différentes initiatives lancées par la Commission européenne et, en particulier, le plan coordonné sur l'intelligence artificielle de décembre 2018 (EUROPE 12155). Il met l'accent sur l'importance de l'investissement, la R&D et l'excellence technologique. 

L'un des passages les plus intéressants concerne la réglementation : le texte plaide en effet pour une révision de la législation lorsque cela s'avère approprié, conformément à l'approche 'Mieux légiférer'. Ce, afin de tenir compte des défis et des opportunités posés par l'intelligence artificielle, y compris sur des questions telles que la sécurité, la vie privée et la responsabilité ainsi que les décisions et actions prises sans interaction humaine. Pour le reste, le projet de texte reconnaît la nécessité de renforcer les capacités fondamentales de l'intelligence artificielle dans l'Union, notamment les ressources de données, les mécanismes de confiance pour l'échange de données tels que les entrepôts virtuels de données et les bibliothèques d'algorithmes. Il souligne aussi la nécessité d'actions spécifiques au niveau de l'Union pour garder les chercheurs et les spécialistes de l'IA en Europe, en complément des mesures nationales. 

Le débat qui entourera l'adoption de ces conclusions s'articulera autour de deux questions spécifiques : (1) les défis rencontrés par les États dans la conception et la mise en œuvre de leur stratégie nationale en matière d'IA - censées toutes voir le jour avant la mi-2019 ; (2) les mesures additionnelles à celles contenues dans le plan coordonné sur l'IA qui pourraient maximiser les avantages de son utilisation afin de contribuer à la compétitivité de l'industrie et des PME au cours de la prochaine décennie. (Sophie Petitjean)

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