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Bulletin Quotidien Europe N° 12105
INSTITUTIONNEL / Pe2019

La Gauche européenne s’apprête à décider si elle veut ou non présenter un Spitzenkandidat en mai 2019

Les membres du Parti de la gauche européenne (PGE) se retrouvent ce week-end à Bruxelles pour notamment déterminer s’ils vont présenter un ‘spitzenkandidat’ ou non dans le cadre des élections européennes. 

La question devrait être tranchée le dimanche 30 septembre, nous dit-on. Si les membres donnent leur feu vert, le nom du futur candidat à la présidence de la Commission européenne sera connu vers la fin de l’année. 

« Le problème, c’est qu’il nous faut une figure européenne aussi fédératrice qu’Alexis Tsipras en 2014 », nous explique une source, qui concède qu’à l’époque M. Tsipras (EUROPE 10985) était moins controversé qu’aujourd’hui dans les gauches européennes. 

Plusieurs noms circulent, selon nos informations, à commencer par celui du président du PGE, Gregor Gysi. Mais sa candidature ne serait pas totalement convaincante, car pas assez fédératrice au niveau européen. Une autre source souligne qu’en tant qu’Allemand, sa candidature pourrait crisper au sein de certaines délégations. 

L’autre nom mentionné est celui de Pablo Iglesias, l’actuel leader de Podemos. Mais celui-ci s’est engagé dans un mouvement paneuropéen pour les élections européennes, 'Et maintenant, le peuple !', aux côtés de La France insoumise – qui a quitté récemment le PGE (EUROPE 12054) -, du Bloco et des partis de gauche radicale scandinaves (EUROPE 12050). 

Ne perdant pas de vue les élections européennes, le PGE maintient la porte ouverte aux discussions avec d’autres forces pour rassembler les forces de gauche, notamment avec les mouvements réformistes Diem 25, de l'ancien ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, et Génération.s, de Benoît Hamon. 

Une alliance avec le nouveau mouvement allemand ‘Aufstehen’ lancé par Sahra Wagenknecht, coprésidente du Groupe Die Linke au Bundestag, n’est pas à l’ordre du jour. Officiellement, car ce mouvement ne vise pas les élections européennes, officieusement, parce que les positions troubles sur la question migratoire de Mme Wagenknecht font grincer des dents à gauche. 

Des initiatives sont lancées. Dernièrement, Dimitrios Papadimoulis (GUE/NGL, grec) a lancé un appel pour créer un vaste mouvement pro-européen face aux forces montantes de l'extrême droite (EUROPE 12095). Un Forum européen progressiste, à l’image de celui qui s’est tenu à Marseille en novembre 2017 (EUROPE 12001), aura lieu en novembre prochain à Bilbao. Objectif : créer une plate-forme de discussion entre les forces progressistes européennes, à l’image de ce qui se fait au sein du PE avec le Progressive Caucus (EUROPE 11814). 

Manifeste en préparation

Le PGE se penchera également sur un projet de manifeste pour les élections européennes de 2019. Selon une version provisoire, vue par EUROPE, le manifeste appelle au développement d’un nouveau modèle social, avec la mise en place d’un système de services publics européens (‘European public services system’), une politique sociale et environnementale européenne, en faveur des travailleurs, de l’équilibre homme et femme, des migrants et demandeurs d’asile. 

Il propose notamment (la liste n’est pas exhaustive) : - une solution européenne aux dettes nationales ; - la mise en place d’un programme d’investissement public équivalant à au moins 2 % du PIB européen ; - la création d’un système salarial indirect garanti par l’UE ; - la mise sous contrôle démocratique des marchés financiers (taxe sur les transactions financières, mesures contre la spéculation financière, redéfinition du rôle de la Banque centrale européenne) ; - garantir l’indépendance européenne vis-à-vis de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord. (Pascal Hansens)

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