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Bulletin Quotidien Europe N° 12096
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ACTION EXTÉRIEURE / Birmanie

Le Parlement exhorte l'UE à se montrer plus dure envers les autorités birmanes

Les députés européens ont appelé, jeudi 13 septembre, à des mesures à l’encontre de la Birmanie, à la suite des « attaques généralisées et systématiques » contre les Rohingyas et de l’arrestation arbitraire et la condamnation des journalistes Wa Lone et Kyaw Soe Oo, qui enquêtaient sur la situation dans l’État de Rakhine. 

Dans la résolution commune des groupes Verts/ALE, CRE, S&D, ELDD, GUE/NGL, PPE et ADLE, les députés invitent la Commission « à envisager de lancer une enquête au titre des mécanismes prévus dans l'accord du régime ‘Tout sauf les armes’ afin de revoir les préférences commerciales accordées au Myanmar/à la Birmanie ». 

Lors du débat qui a précédé le vote de cette résolution, la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a précisé que l’UE avait « indiqué clairement » aux autorités birmanes que les préférences commerciales étaient liées à « des conditions claires en matière de droits de l'homme et de démocratie », et que, pour préserver les arrangements actuels, des mesures « décisives » devaient être prises pour améliorer la situation. 

Saluant l’adoption de sanctions contre sept hauts gradés militaires en juin (EUROPE 16048), le Parlement a exhorté le Conseil à aller plus loin et à « imposer une interdiction de déplacement, des sanctions financières ciblées et le gel des avoirs à l’encontre des responsables birmans identifiés par la mission internationale indépendante d’établissement des faits (IIFFMM) » et accusés de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité (EUROPE 12086). Certains d’entre eux sont déjà sanctionnés par l’UE. Selon Mme Mogherini, « à la lumière du rapport de l'ONU, [l’UE envisage] également de renforcer ces mesures restrictives ». 

Les députés demandent aussi à la communauté internationale, dont l'UE et ses États membres, de répondre au besoin croissant d'aide humanitaire à long terme des Rohingyas au Bangladesh et dans les communautés qui les accueillent. 

Au niveau international, l’UE et les États membres devraient s’efforcer de faire traduire les responsables des crimes commis en Birmanie devant des enceintes multilatérales, et prendre l’initiative au Conseil de sécurité des Nations Unies pour que la Cour pénale internationale soit saisie de la question, préconise le PE. Selon les députés, le Conseil de sécurité devrait aussi imposer un embargo total sur les armes en Birmanie et adopter des sanctions individuelles ciblées à l’encontre des personnes qui s'avèrent responsables de crimes graves au regard du droit international. 

Les Européens devraient tout faire pour que soit instauré, en urgence, un mécanisme international impartial et indépendant pour exiger que les responsables répondent de leurs actes afin d'appuyer les enquêtes sur les atrocités commises et poursuivre leurs auteurs. 

Dans leur résolution, les députés demandent aussi aux autorités birmanes de libérer immédiatement et sans condition les deux journalistes de Reuters et d’abandonner toutes les charges à leur encontre (EUROPE 12087). (Camille-Cerise Gessant)

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