La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a appelé, jeudi 13 septembre, les Macédoniens à voter à l'occasion du référendum organisé le 30 septembre prochain.
Au prix d’un changement de nom, la République de Macédoine du Nord, le pays pourrait avancer dans son adhésion à l’OTAN et à l’UE.
« Rappelez-vous que le 30 septembre, lorsque vous irez voter lors du référendum, vous détenez les clés de l'avenir de votre pays. C'est entre vos mains, et seulement entre vos mains, et personne d'autre ne peut le faire pour vous », a-t-elle lancé à la population lors d’une conférence de presse organisée dans les rues de Skopje. « Vous ne pouvez pas vous permettre de garder le silence et de rater l'occasion de vous exprimer sur le type d'avenir que vous souhaitez pour votre pays », a ajouté la Haute Représentante, rappelant qu'il ne s'agissait « pas d'élections ni de politique ».
Si Mme Mogherini a refusé d’appeler clairement à voter 'oui' au référendum, précisant qu’elle ne s’immisçait pas dans les affaires intérieures, elle l’a cependant fortement suggéré. « Je n'indique pas ou n'entre pas dans la définition d'inviter à voter d'un côté ou de l'autre, mais ce que je dis est ceci : pendant trop d'années, ce pays a attendu devant les portes [de l'UE]. Aujourd'hui, l'UE vous le dit : les portes sont ouvertes, vous avez entre les mains la possibilité de résoudre le problème du nom qui se dresse sur le chemin depuis si longtemps », a-t-elle expliqué. « Nos portes sont ouvertes, vous avez les clés [...]. Une fois pour toutes, vous avez une opportunité historique entre vos mains », a-t-elle insisté.
La Haute Représentante a rappelé que la voie de l’ARYM vers l’UE n’était pas que de la responsabilité des citoyens, mais aussi du président, du gouvernement et de l'opposition. Une fois le référendum réalisé, le Parlement devra, à la majorité des deux tiers, adopter un changement de la Constitution. (Camille-Cerise Gessant)