Le rapporteur du Parlement européen sur les pourparlers commerciaux entre l'UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), l'Espagnol José Ignacio Salafranca Sánchez-Neyra (PPE), a plaidé, mardi 10 juillet, pour « une mobilisation au plan politique » en vue de conclure rapidement un accord.
Relayant les derniers développements en commission du commerce international, M. Salafranca Sánchez-Neyra a formulé le vœu que des progrès suffisants soient accomplis lors du cycle de pourparlers au plan technique ouvert lundi 9 juillet à Bruxelles, pour aboutir à un accord lors d'une éventuelle réunion ministérielle UE/Mercosur en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères UE/Amérique latine et Caraïbes des 16 et 17 juillet dans la capitale belge.
« Les ministres du Mercosur seront là. Si des progrès sont réalisés sur les quatre-cinq dossiers ouverts, nous pourrions aboutir. Il reste des travaux à accomplir au plan technique, mais l’essentiel, c’est la mobilisation au niveau politique. Il semble que cette volonté politique existe. La possibilité d’aboutir à un accord équilibré et ambitieux passe par la mobilisation politique », a-t-il insisté.
Selon le dernier rapport de la négociatrice en chef de l'UE, Sandra Gallina, « 90% des négociations sont réglées et les 10% restants sont liés à la question complexe des voitures, aux indications géographiques et aux concessions encore attendues par l'UE en matière de transports maritimes et d'accès au marché pour les produits laitiers », a précisé M. Salafranca Sánchez-Neyra, insistant sur les « exigences importantes » de l'UE en matière de règles d’origine pour les voitures.
En matière d'indications géographiques, les négociateurs ont trouvé un terrain d'entente pour la protection de plus de 300 dénominations de l'UE sur les plus de 350 qu'elle souhaite protéger dans le marché sud-américain, a-t-il souligné.
Ardent défenseur d'un accord, M. Salafranca Sánchez-Neyra a estimé qu'« il ne devait pas y avoir d’inquiétude sur les normes environnementales », sur lesquelles un travail de longue haleine « conduit avec rigueur par la Commission avait permis d'approfondir les questions spécifiques ».
« Ce qui est vraiment en jeu c'est que cet accord lancera un signal clair en faveur du libre-échange contre les tentations protectionnistes. Les entreprises européennes paient chaque année plus de 4 milliards d'euros de droits de douane dans les pays du Mercosur », a-t-il conclu. (Emmanuel Hagry)