Les membres du Comité des régions ont lancé un nouvel appel à la Commission européenne pour rendre à l’avenir l’Agenda urbain contraignant, dans un avis défendu par Kieran McCarthy (Alliance européenne, irlandais) et adopté en session plénière, mercredi 4 juillet.
Les membres s’inquiètent ainsi du « manque d’appropriation » par les différents acteurs en raison du caractère volontaire des partenariats et de la passivité de certains États membres, ainsi que des dysfonctionnements internes causés par l’absence de règles sur la répartition des tâches et des responsabilités.
Partant, ils considèrent nécessaire d’instaurer de nouveaux mécanismes juridiques entre les institutions de l’Union, les États membres, les villes et, d’une manière plus générale, toutes les parties prenantes, afin de soutenir la mise en œuvre de l’Agenda urbain. Dans ce cadre, ils appellent « à fonder la mise en œuvre du programme urbain sur son caractère contraignant ».
Dans ce cadre, ils demandent, d’une part, à la Commission de mobiliser toutes les directions générales pour accompagner les villes, et, d’autre part, que l’engagement des États membres se fasse au niveau du ministère concerné, et non exclusivement au niveau du ministère chargé du développement urbain. En lien, avec cette problématique, les membres du CdR veulent mieux articuler l’Agenda urbain avec les zones périphériques et rurales.
Autre point d’inquiétude : la gestion des ressources. Ici, les membres pointent du doigt le déséquilibre entre les grands centres urbains, bien dotés, et les villes plus modestes, par définition moins bien pourvues financièrement, ce qui pose des problèmes dans la mise en œuvre des partenariats. Ils appellent donc à la mise en place d’un budget « stable » et « pluriannuel ».
Pour rappel, la Commission européenne dans ses propositions pour le prochain cycle budgétaire a présenté une nouvelle initiative européenne urbaine, qui fond en un seul instrument tous les programmes urbains existants (EUROPE 12029). (Pascal Hansens)