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Bulletin Quotidien Europe N° 12056
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POLITIQUES SECTORIELLES / Jai

La commission spéciale 'terrorisme' du PE dévoile ses pistes de travail

Les deux rapporteurs de la commission spéciale 'terrorisme' du Parlement européen ont dévoilé, jeudi 5 juillet, leurs pistes de travail résumées dans un projet de rapport que les membres de la commission seront appelés à approuver en novembre. Après 9 mois de travail, basé sur des auditions et des visites sur le terrain, les rapporteurs, Monika Hohlmeier (PPE, allemande) et Helga Stevens (CRE, belge), indiquent que le rapport répond à leurs observations de terrain et propose une série de recommandations. 

Les deux femmes y pointent notamment les difficultés des États membres à échanger entre eux les informations pertinentes, notamment certaines données dont l’échange n’est pas encore automatique. La transposition des outils européens reste aussi inégale entre les États membres, les pays se sentant moins concernés par la menace terroriste ayant une transposition plus lente des textes. 

En 2016, 40 % des attentats ou actes de nature terroriste ont été perpétrés en utilisant des explosifs : la législation actuelle sur le contrôle des achats de substances dangereuses ne suffit pas, estiment les deux femmes qui déplorent que les États membres gardent encore la possibilité d’appliquer des règles différentes. 

Pour les victimes du terrorisme, le rapport demande que l’État - qui doit être responsable, car « ce sont des attaques contre les États » - assure une indemnisation complète des victimes. La députée PPE propose un « Centre de coordination européen pour les victimes du terrorisme, une compensation automatique et appropriée et un site web européen unique dans toutes les langues de l'UE ». 

Sur le financement du terrorisme, la Belge estime qu’il faut relancer l’idée d’un TFTP européen, un programme de surveillance des transactions bancaires, comme cela se fait entre l’UE et les États-Unis. Longtemps soulevée à l’occasion des attentats terroristes, l’idée n’a jamais vu le jour. 

Le rapport considère aussi Europol comme un acteur clé, qui peut devenir un véritable centre d'échange d'informations et de coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme au niveau de l'UE, avec un mandat renforcé, si nécessaire. 

Le projet de rapport s’arrête aussi sur le phénomène migratoire et « exhorte les États membres à investir dans des équipements technologiques de qualité à toutes les frontières traversées pour permettre des vérifications appropriées en utilisant toutes les bases de données pertinentes ». Le rapport évoque encore la radicalisation, notamment les discours de haine en ligne. (Solenn Paulic)

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