Le Parlement européen a donné son approbation, mercredi 4 juillet, à la conclusion de l’accord de partenariat et de coopération entre l'UE et l'Irak par 565 voix contre 75 et 34 abstentions.
Dans une résolution de Tokia Saïfi (PPE, française), adoptée en parallèle (576 voix pour, 69 contre et 35 abstentions), les députés soulignent que cet accord est un « instrument essentiel à la mise en œuvre de la stratégie de l’Union pour l’Irak ainsi qu’au renforcement de notre coopération en faveur de la reconstruction, de la stabilisation et de la réconciliation du pays aux niveaux national et local, dans une stratégie à long terme ».
Le Parlement invite l’Union à renforcer son dialogue politique avec les autorités irakiennes afin de promouvoir le respect des droits de l’homme, le renforcement des institutions démocratiques à travers un plus grand respect des principes de l’État de droit, une bonne gouvernance et un système judiciaire efficace. Selon lui, l'UE et ses États membres doivent maintenir leur aide humanitaire en faisant d'elle un moyen de contribuer au renforcement de la gouvernance, de la démocratie et de l’État de droit et doivent fournir une aide financière d’urgence pour la reconstruction des infrastructures prioritaires et la restauration des services publics essentiels.
Le Parlement estime aussi que l'UE doit « tout faire » pour encourager la poursuite d’un dialogue soutenu et constructif entre le pouvoir central et les autorités de la région du Kurdistan irakien.
Des dialogues sur la lutte contre la corruption généralisée et la lutte contre le terrorisme devraient être mis en place, ajoutent les députés, qui demandent à l’UE d’encourager les autorités irakiennes à adopter une stratégie nationale pour traiter les crimes commis par l’organisation État islamique et à adhérer au statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI).
Selon les députés, l’Union doit aussi établir, dans le cadre prévu par l’accord, un dialogue en matière de migration dans tous ses aspects ainsi que mettre en place une approche fondée sur les droits de l’homme pour traiter la question de la migration.
Enfin, le Parlement européen s’engage à mettre en place, avec le Parlement irakien, une commission parlementaire de coopération, comme le prévoit l’accord. (Camille-Cerise Gessant)