La Commission européenne a ouvert, mercredi 4 juillet, une enquête approfondie pour déterminer si les contrats de services de marketing conclus entre l’Association de promotion des flux touristiques et économiques (APFTE) et la compagnie aérienne Ryanair à l’aéroport de Montpellier (France) sont compatibles avec les règles du droit de l’Union en matière d’aides d’État.
L’ouverture de cette enquête fait suite à une plainte adressée à l’institution visant ces contrats de services de marketing conclus entre les deux entités. L’APFTE est une association française indépendante, mais elle est financée presque intégralement par des entités publiques régionales et locales, raison pour laquelle le plaignant arguait d’une possible aide d’État.
Par les contrats visés, Ryanair a reçu, depuis 2010, des paiements importants en échange de la promotion, sur son site web, de la ville de Montpellier et sa région en tant que destinations touristiques.
La Commission européenne craint que les clauses de ces contrats ne confèrent à la compagnie aérienne un avantage économique indu par rapport à ses concurrents, en lui assurant notamment des conditions trop favorables. Elle s’inquiète également du fait qu’aucun exploitant privé n’aurait potentiellement accepté de conclure des accords similaires avec Ryanair en échange des services marketing.
L’enquête approfondie lui permettra de faire la lumière sur ces questions. (Lucas Tripoteau)