Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a annoncé, en marge du Conseil européen, vendredi 29 juin, qu'il se rendrait auprès du président américain, Donald Trump, à Washington, « après le 24 juillet » (et avant fin juillet, selon son entourage), afin d'apaiser les tensions commerciales transatlantiques, notamment sur l'automobile (EUROPE 12050).
« J’ai eu déjà l’occasion d’en parler avec M. Trump lors du sommet du G7 à Charlevoix [début juin] : tout compte fait, les multinationales américaines sont gagnantes sur l'ensemble de nos échanges de biens et services. Le bilan est tout à fait différent : nous sommes en déficit et non pas nos amis américains », a expliqué M. Juncker, devant la presse à l'issue du sommet européen.
« Nous travaillons en pleine harmonie avec Donald [Tusk]. Je vais présenter le point de vue européen. Parfois, je soupçonne l'administration américaine de vouloir diviser l'UE en différents États membres, mais lorsqu'il s'agit de commerce, c'est une compétence de l'Union européenne, et donc de la Commission », a poursuivi M. Juncker.
« Nous devons dédramatiser ces relations, nous avons besoin de ces relations, les États-Unis aussi. Je ne suis pas sûr que nous trouverons un accord, mais nous essaierons », a-t-il conclu.
« Nous allons tout faire pour éviter une guerre commerciale. Nous avons donné un mandat à M. Juncker dans ce sens », selon la chancelière allemande, Angela Merkel. (Emmanuel Hagry, avec la rédaction)