La commissaire à l’Emploi et aux Affaires sociales, Marianne Thyssen, a insisté, lors d'une conférence de haut niveau à Sofia, mercredi 27 juin, sur la nécessité que tous les acteurs (États membres, autorités locales et régionales, société civile et partenaires sociaux) prennent leur part de responsabilité pour mettre en œuvre le socle européen des droits sociaux.
« La Commission passe à l’action, mais nous ne croyons pas que des règles peuvent être une réponse à tout, et certainement pas des règles européennes », a lancé la commissaire devant son audience. Mme Thyssen a ainsi rappelé que les États membres étaient principalement responsables des politiques sociales.
« Cela place aussi une grande responsabilité sur vos épaules », a-t-elle martelé, ajoutant que la Commission ne peut qu’accompagner et suivre. « Il ne peut y avoir de responsabilité sans investissement : c’est vrai pour un téléphone, pour une voiture, une maison. C’est aussi vrai pour le socle [des droits sociaux] », a-t-elle ajouté. La commissaire a insisté en ce sens sur l’alignement du processus budgétaire 'Semestre européen' sur les principes du socle, qui s’y retrouve « à tous les niveaux ».
Durant les échanges, le Semestre européen dans sa version renouvelée, avec un volet social renforcé, a justement obtenu un large soutien parmi les États membres. Certains, dont la Suède, les Pays-Bas, la Croatie, ont souligné l’importance de respecter la subsidiarité.
Les partenaires sociaux ont insisté, de leur côté, sur le fait que les ministres du Conseil ‘Emploi et Politique sociale’ (EPSCO) devaient jouer un rôle actif dans les discussions sur le prochain cadre financier pluriannuel. Certains ont déploré les coupes budgétaires dans le domaine de la politique de cohésion (EUROPE 12037). (Pascal Hansens)