La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, et le commissaire aux Négociations d’élargissement, Johannes Hahn, ont appelé, vendredi 29 juin, toute la société en Ancienne République yougoslave de Macédoine à travailler en vue de l’adhésion du pays à l'UE.
Pour avancer vers l’adhésion, « toutes les forces politiques partagent la responsabilité de maintenir un dialogue constructif et de continuer à répondre aux aspirations des citoyens, notamment par le biais de réformes de l'État de droit, des services de sécurité, de l'administration publique et d'une économie de marché viable », ont-ils souligné dans un éditorial publié sur le site du Service européen pour l’action extérieure. Selon eux, « tous les groupes et partis politiques, les autorités locales et la société civile devraient s'approprier » le processus d'adhésion à l'UE « et préparer ensemble le terrain pour les négociations ».
« Le travail de l'année à venir est un investissement dans votre intégration européenne. Chaque pas compte. Ce cheminement vous permettra non seulement d'ouvrir des négociations, mais aussi de le faire de la manière la plus efficace », ont-ils prévenu. Estimant que la voie vers l’UE était « devenue irréversible », Mme Mogherini et M. Hahn ont estimé que plus Skopje répondrait aux besoins de sa population, plus elle progresserait rapidement vers son adhésion à part entière.
Le commissaire et la Haute Représentante ont annoncé que la Commission avait, « immédiatement » entrepris, après la décision des États membres, mardi 26 juin, les travaux préparatoires nécessaires en vue de l'ouverture des négociations d'adhésion en juin 2019, « y compris le futur cadre de négociation ». « Nous sommes également prêts à vous soutenir dans la poursuite des réformes », ont-ils lancé. « L'unité, le courage, la responsabilité et le pragmatisme de tous seront essentiels », ont-ils ajouté.
Mme Mogherini et M. Hahn ont rappelé qu’après avoir réussi à surmonter une crise politique profonde, l'ARYM avait avancé dans ses réformes et passé des accords avec la Bulgarie et la Grèce « promouvant une nouvelle dynamique de coopération en Europe du Sud-Est et ouvrant des voies pour l'investissement, l'emploi et la croissance ». Selon eux, « toutes ces mesures positives sont une source d'inspiration pour toute la région ». (Camille-Cerise Gessant)