La déclaration préliminaire des observateurs internationaux de l’élection présidentielle du 15 avril a mis en avant une organisation des élections en demi-teinte. Ces élections ont vu la réélection de Milo Đukanović avec 54 % des voix. Il s'était mis en retrait, à la suite des élections législatives d'octobre 2016.
Dans un communiqué, le chef de la délégation du Parlement européen, Fabio Massimo Castaldo, tout en soulignant que « les libertés fondamentales avaient été respectées » et les élections gérées positivement, a estimé qu’il fallait « encore travailler sur les lois régissant les élections et la réforme électorale en général ». « Les acteurs politiques concernés au Monténégro devront travailler ensemble pour remédier efficacement à ces insuffisances, comme un pas sur la voie de la réalisation de leurs aspirations européennes », a-t-il ajouté.
Ainsi, selon les observateurs, le candidat du parti au pouvoir a eu un avantage institutionnel et, si les candidats ont fait campagne librement et ont bénéficié d’une plate-forme médiatique pour présenter leurs points de vue, « le manque de reportages analytiques et l'absence du favori dans les débats télévisés ont réduit l'opportunité pour les électeurs de faire un choix éclairé ».
Les observateurs ont aussi regretté que « la transparence et le professionnalisme de la Commission électorale nationale demeurent des sujets de préoccupation ». « La journée du scrutin s'est déroulée de manière ordonnée, en dépit de quelques irrégularités procédurales », ont indiqué les observateurs. (Camille-Cerise Gessant)