Quelque 51 associations ont appelé, dans une lettre ouverte publiée lundi 16 avril, le président français, Emmanuel Macron, à soutenir la directive relative à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
La lettre ouverte est adressée au président alors que celui-ci s’apprête à se présenter devant les députés du PE (EUROPE 12001). Les signataires, qui comprennent entre autres COFACE Families ou AGE Platform Europe, insistent sur l’importance de cette directive pour les « 550 millions d'Européens » et, en particulier, les progrès qu’elle apporte pour le congé parental. « Le congé parental est un enjeu pour l’accueil de la petite enfance, l’égalité femmes/hommes, l’emploi des femmes : une version mieux indemnisée et fractionnable le rendrait plus attractif », peut-on lire.
Or, les signataires considèrent qu’un « relais du président de la République en faveur de cette directive constituerait un acte politique fort et concret et se traduirait par de véritables avancées sociales pour des millions de familles européennes ».
Et pour cause. Une source proche du dossier nous a expliqué que des craintes émergeaient parmi les associations familiales et de handicap face au retard que prend le dossier au Conseil de l'UE. Pour rappel, l'initiative avait été présentée par la Commission européenne il y a bientôt un an (EUROPE 11775). Pour notre source, il serait préférable de trouver une orientation générale sous présidence bulgare du Conseil plutôt que sous présidence autrichienne, qui serait moins favorable au texte.
Par ailleurs, il y aurait un risque qu’une minorité de blocage se forme au sein du Conseil, avec de nombreux États membres qui seraient contre la proposition, notamment en raison des coûts qu’engendrerait la mise en œuvre de la directive et du respect du principe de subsidiarité.
Au PE, le texte législatif, qui est entre les mains du rapporteur David Casa (PPE, maltais), progresserait selon le calendrier qui avait été fixé initialement (EUROPE 11940). (Pascal Hansens)