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Bulletin Quotidien Europe N° 11997
POLITIQUES SECTORIELLES / NumÉrique

Une journée européenne consacrée à l'essor du secteur numérique

La Commission européenne organise, mardi 10 avril, une grande 'Journée du numérique' à Bruxelles. Elle s’attend à ce que les États membres y prennent des engagements communs afin d'encourager les investissements dans les technologies et les infrastructures numériques européennes, y compris dans le domaine de l’intelligence artificielle. 

C’est la deuxième fois que la Commission européenne organise une 'Journée du numérique' (‘Digital Day’). La première avait été organisée en 2017 à Rome et avait marqué la signature d'une déclaration en faveur d'une coopération européenne accélérée sur les superordinateurs. Cette année, la Commission et la Présidence bulgare du Conseil de l'UE entendent encourager la coopération en matière d'intelligence artificielle, de blockchain, de cybersanté et d'innovation. 

« La Journée numérique de cette année est le moment idéal pour reconnaître ce que nous avons accompli, mais aussi pour encourager les États membres de l'UE à aller de l'avant rapidement », a déclaré, en amont, le vice-président de la Commission responsable du Marché unique numérique, Andrus Ansip. La Slovénie, la Finlande, la Suède, l'Espagne, l'Irlande, Malte, l'Italie et le Portugal seront représentés au niveau ministériel. Sont également attendus des représentants des autres pays de l'UE, des représentants de l'industrie, du monde universitaire et de la société civile. 

Les 5 déclarations à la loupe

D'après la Commission, cinq déclarations seront ouvertes à la signature. La première concerne l'intelligence artificielle et, selon un fonctionnaire de la Commission, 21 États membres auraient exprimé leur intention d'y souscrire, sachant que cette déclaration pourrait nourrir la communication sur l'intelligence artificielle attendue pour le 25 avril. 

La seconde déclaration couvre la blockchain, une technologie qui consiste à stocker des blocs d'information de façon distribuée sur le réseau et qui est à la base de la monnaie virtuelle Bitcoin. Il s'agit, explique la Commission dans son communiqué de presse, d'établir « les bases de la création d'un partenariat européen de la blockchain afin de promouvoir des infrastructures interopérables qui renforceront les services numériques de confiance ». « Il est important de garantir la sécurité et la vie privée dans la chaîne de blocs », nous explique la Commission. 

Le troisième partenariat attendu concerne le lancement d'une base de données génétiques en vue de franchir une nouvelle étape vers la médecine personnalisée. « Cette déclaration vise à relier les bases de données génomiques existantes et futures dans l'Union européenne, ce qui contribuera à faire avancer la recherche sur les maladies rares, le cancer, la pharmacogénomique, la prévention des maladies, les maladies cérébrales et autres maladies », explique la Commission. 

La Commission entend aussi ouvrir à signature une déclaration visant à développer en ligne le « radar de l'innovation » et l'enrichir des meilleurs projets nationaux d'innovation. Enfin, elle annonce la signature par l'Espagne et le Portugal d'un protocole d'accord pour mettre en place un nouveau corridor d'essais en matière de 5G, visant à développer la mobilité connectée et automatisée. À ce stade, cinq protocoles d'accord ont déjà été signés pour développer les tronçons suivants : (1) Metz-Merzig-Luxembourg ; (2) Rotterdam-Anvers-Eindhoven ; (3) le corridor Lisbonne – Madrid ; (4) le corridor E8 "Aurora Borealis" (Norvège-Finlande) ; (5) la route nordique entre la Suède, la Finlande et la Norvège. (Sophie Petitjean)

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