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Bulletin Quotidien Europe N° 11997
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POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

à Londres, Violeta Bulc appelle l'OMI à une contribution ambitieuse du transport maritime international à l'Accord de Paris

L’heure est à l'urgence, à l’ambition et à la volonté de rallier le maximum de pays pour aboutir : c’est le message que la commissaire aux Transports, Violeta Bulc a délivré, lundi 9 avril, à Londres, au nom de l’UE, à l’ouverture d’une semaine de négociations cruciales au sein de l’Organisation maritime internationale (OMI) pour la contribution du secteur à la lutte mondiale contre le changement climatique. 

La 72e session du comité de protection de l’environnement marin (MEPC 72) de l'OMI (9-13 avril) doit en effet déboucher, enfin, sur une stratégie initiale de réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports maritimes internationaux. 

Mme Bulc s'est entretenue dans ce sens avec le secrétaire général de l’OMI, M. Ki-Tack Lim, et le président de la MEPC, M. Hideaki Saito, ainsi qu'avec d'autres parties aux négociations et des représentants de l’industrie et des ONG. 

« Aujourd’hui, nous commençons une semaine importante de négociations difficiles à l’OMI. Une action urgente du secteur maritime est requise en tant que contribution aux efforts mondiaux contre le changement climatique. Il est temps que l’OMI s’accorde sur une stratégie pour réduire les émissions des gaz à effet de serre des navires », déclarait, lundi, la commissaire sur son compte Twitter

La position de négociation de l'UE est connue (EUROPE 11992). Au nom de l'UE, Mme Bulc vise l'adoption d'une stratégie initiale contenant un objectif ambitieux de réduction des émissions de CO2, qui soit cohérente avec les objectifs de limitation du réchauffement mondial de l'Accord de Paris sur le climat (bien en deçà de 2 degrés Celsius, voire 1,5 degré d'ici à 2100). 

Elle plaidera, à cette fin, pour une réduction des émissions de 70 %, avec une trajectoire d'efforts tendant vers 100 % d'ici à 2050 par rapport à 2008. « Cela devrait être faisable et correspondrait à une contribution adéquate », soulignaient Mme Bulc et le commissaire à l'Action pour le climat, Miguel Arias Cañete, dans une lettre conjointe adressée aux ministres des Vingt-huit le 19 mars dernier et rendue publique lundi 9 avril. 

De l'avis de l'UE, cette stratégie devra en outre contenir une liste de possibles mesures à court, moyen et long terme, applicables à tous les navires et permettant la réalisation de cet objectif. 

« Étant donné l'intention de l'OMI d'adopter une stratégie révisée qui inclurait des mesures concrètes en 2023, un accord sur un programme de travail est également nécessaire pour garantir que l'élaboration des mesures débute immédiatement après l'adoption de la stratégie initiale, en donnant la priorité aux mesures de court terme qui pourraient être convenues et adoptées déjà d'ici à 2023 », précisaient les commissaires. 

Parmi les autres points à l'ordre du jour, la MEPC 72 se penchera notamment sur l'efficacité énergétique des navires et la réduction de la teneur en souffre des carburants marins. (Aminata Niang)

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