La convergence des coûts horaires de la main-d’œuvre entre les États membres de l'UE n’est pas encore une réalité. En 2017, ces coûts étaient ainsi compris entre 4,9 euros pour la Bulgarie et 42,5 euros au Danemark, selon les derniers chiffres d’Eurostat, publiés lundi 9 avril.
Les coûts horaires de la main-d’œuvre sont calculés pour des entreprises comprenant au minimum 10 salariés et en excluant le secteur agricole et l’administration publique. Parmi les États membres qui ont enregistré les coûts horaires les plus faibles figurent la Bulgarie (4,9 euros contre 2,6 en 2008) et la Roumanie (6,3 euros contre 4,2 euros en 2008). Le Danemark (42,5 euros contre 34,6 euros en 2008) et la Belgique (39,6 euros contre 32,9 euros en 2008) se situaient à l’autre bout du spectre en haut des États avec le coût horaire le plus élevé.
La Lituanie (+9 %), l’Estonie (+7,4 %) et la Lettonie (+7 %) ont enregistré la plus forte hausse salariale au sein de la zone euro par rapport à 2016. La Roumanie (+17,1 %) et la Bulgarie (+12 %) ont enregistré la plus forte hausse hors de la zone euro sur la même période.
La moyenne du coût horaire au niveau de l’UE était de 26,8 euros et de 30,3 euros dans la zone euro. Dans le secteur de l’industrie au sein de l’UE, cette moyenne s’établissait à 27,4 euros, et à 33,4 euros au sein de la zone euro. Enfin, dans le secteur des services, celle-ci était de 26,6 euros dans l’Union et de 29,3 euros dans la zone euro.
La part des coûts salariaux constituée par les cotisations sociales à charge de l'employeur était de 24 % au niveau de l’UE et de 25,9 % dans la zone euro, culminant à 32,8 % pour la France et plongeant à 6,7 % pour Malte.
Ces chiffres montrent que la convergence sociale n’est pas encore réalisée au sein de l’UE. La question préoccupe les États membres. Elle pourrait gagner en importance dans le prochain cadre financier pluriannuel, avec la volonté d'encourager la convergence sociale au niveau européen - par des moyens incitatifs notamment (EUROPE 11907). (Pascal Hansens)