Le Premier vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, a rencontré, lundi 9 avril à Varsovie, le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, le ministre des Affaires étrangères, Jacek Czaputowicz, mais aussi d’autres acteurs comme le président de la Cour suprême.
Le responsable européen s’est félicité, au cours d’un point presse avec son homologue des Affaires étrangères, du rétablissement du dialogue entre la Commission et Varsovie, alors que les deux parties, sous le précédent gouvernement, s'étaient bornées essentiellement à des échanges de lettres.
Le Premier vice-président de la Commission s’est dit confiant qu’une solution pourrait être trouvée sur le contentieux sur le respect de l’État de droit en Pologne. Mais il n’a pas pour autant donné aucun feu vert à Varsovie ni validé la réponse que les autorités polonaises ont envoyée le 20 mars à la dernière recommandation de la Commission (EUROPE 11988).
Il faut encore des étapes et actes concrets pour que le contentieux se termine, a prévenu Frans Timmermans. Varsovie est invitée à apporter de nouveaux signes d'apaisement envers la Commission d’ici la semaine prochaine - un Conseil 'Affaires générales' étant programmé mardi 17 avril à Luxembourg - ou les prochaines semaines. Pour le premier vice-président, la Pologne n’a pas encore apporté toutes les réponses et ce n’est qu’à ce moment précis que la Commission sera en mesure de dire si elle clôture la procédure dite 'article 7' du traité.
Pour rappel, le gouvernement polonais a promis des amendements pour réduire certains pouvoirs du ministre de la Justice et rétablir l’égalité dans l’âge de départ à la retraite des juges hommes et femmes, mais n’a pas renoncé à toutes ses réformes visant à rendre le système judiciaire « fonctionnel », selon le terme utilisé également lundi par le ministre des Affaires étrangères. (Solenn Paulic)