La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a une nouvelle fois appelé, samedi 7 avril, à « la plus grande retenue » entre Palestiniens et Israéliens, après de nouveaux incidents lors d’une manifestation à Gaza, la veille (EUROPE 11993).
« Maintenant, la priorité doit être d'éviter toute escalade et toute perte de vie » supplémentaire, a souligné la porte-parole dans un communiqué. Elle a estimé que la mort de neuf Palestiniens – dont un mineur et un journaliste portant une veste 'Presse' - et les blessures de 400 autres, par des tirs israéliens à balles réelles « soulevaient de sérieuses questions sur l'usage proportionné de la force », des questions « qui devaient être traitées ». « Les rapports des forces de défense israéliennes sur le lancement de pierres et de bombes incendiaires contre leurs positions et les tentatives de franchir la barrière en Israël doivent également être clarifiés », a-t-elle ajouté.
De plus, selon la porte-parole, « toutes les parties concernées doivent permettre la livraison rapide du matériel médical à ceux qui en ont besoin, et autoriser les transferts médicaux vers les hôpitaux situés à l'extérieur de Gaza pour des raisons humanitaires ».
La porte-parole du SEAE a rappelé que les factions palestiniennes devaient s'engager sérieusement pour permettre à l'Autorité palestinienne de reprendre toutes ses responsabilités à Gaza, précisant que l’UE était « prête à continuer à soutenir ce processus avec tous les instruments à sa disposition ».
Le 5 avril dans la soirée, veille de la manifestation, la porte-parole, tout en « reconnaissant le droit à une manifestation pacifique », avait demandé aux meneurs des rassemblements « d'éviter toute incitation à la violence, de veiller à ce que les manifestations et rassemblements restent strictement non violents et de ne pas les exploiter autrement ». Elle avait aussi précisé que l’UE s’attendait à ce qu’Israël respecte « le droit fondamental à la manifestation pacifique et la proportionnalité dans l'usage de la force » lorsqu'il défend ses intérêts légitimes en matière de sécurité. (Camille-Cerise Gessant)