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Bulletin Quotidien Europe N° 11997
INSTITUTIONNEL / Hongrie

Viktor Orbán conforté au terme des élections parlementaires du 8 avril

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, devait écrire, lundi 9 avril dans l’après-midi, au Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, pour le féliciter de sa victoire aux élections parlementaires du 8 avril qui ont consacré la nette victoire de son parti Fidesz. 

La Commission a aussi souligné qu’elle avait l’intention de travailler avec Viktor Orbán, en vue de relever les défis communs, tout en rappelant que l’Union européenne est une « Union de démocratie et de valeurs » et que la « défense de ces valeurs est un devoir commun de tous les États membres sans exception », a ajouté Margaritis Schinas, porte-parole de l’institution. 

Le Premier ministre sortant, membre de la famille du PPE et qui a remporté 48,48 % des suffrages, devrait entamer son quatrième mandat à la tête du pays, dont le troisième consécutif. 

Les autres formations suivant le Fidesz sont le parti d’extrême droite Jobbik, avec 19,61 % des suffrages et 26 sièges, le parti socialiste allié au parti Dialogue, avec 12,33 % des voix et 20 sièges, la coalition démocratique de l’ex-Premier ministre de gauche Ferenc Gyurcsány, avec 5,58 % et 9 sièges et le parti LMP (la Politique peut se faire différemment) avec 6,92 % et 8 sièges. 

La victoire du leader du Fidesz, dont les thèmes de campagne ont été focalisés sur l'immigration de masse et le rival politique américano-hongrois, George Soros, est d’autant plus nette que les Hongrois, contrairement aux derniers scrutins, se sont rendus en masse aux urnes dimanche, le taux de participation atteignant 69,2 %. Son parti devrait remporter 133 sièges sur les 199 que compte le Parlement hongrois, ce qui devrait lui donner une majorité des deux tiers nécessaires pour faire passer les réformes qu’il souhaite. C’est cette majorité des deux tiers qui avait notamment permis à la Hongrie de Viktor Orbán de lancer des réformes judiciaires et une loi sur les médias controversées à Bruxelles, en 2010, après son retour au pouvoir. 

Le groupe PPE au PE a félicité Viktor Orbán par la voix de Manfred Weber, son leader allemand. Dans un tweet, ce dernier a félicité son homologue du PPE pour sa « claire victoire » et s’est dit impatient de travailler avec Viktor Orbán sur les défis européens à venir. Son compatriote allemand leader du groupe S&D au PE, Udo Bullmann, a estimé pour sa part que le PPE avait une coresponsabilité dans ce vote « de peur et de haine » et qu’il ne se préoccupait que de la conservation « du pouvoir ». Le fait que le PPE n’ait d’ailleurs jamais vraiment réagi aux « digressions d’extrême droite » de Vikor Orbán « le démontre », a ajouté l’Allemand. 

« L'inversion des valeurs et l'immigration de masse prônées par l'UE sont à nouveau rejetées », s'est par contre rapidement réjouie la patronne du Front national français, Marine Le Pen, l’une des premières à réagir. Pour sa part, Beatrix von Storch, députée du parti eurosceptique allemand AfD, a salué « un sale jour pour l'UE, mais une bonne journée pour l'Europe »(Solenn Paulic)

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