À l’occasion du 25e anniversaire du marché unique, plusieurs États membres de l'UE ont demandé à la Commission européenne de mener une analyse et de faire un état des lieux global de la mise en œuvre de la législation européenne dans le marché unique, lors du Conseil 'Compétitivité', lundi 12 mars.
Le constat a été porté par de nombreuses délégations nationales et aussi par la commissaire à l’Industrie et au Marché intérieur, Elżbieta Bieńkowska : même si l'on peut noter des progrès dans de nombreux domaines, le marché unique est loin d’être achevé. Nombreuses sont les délégations qui ont pointé du doigt les lacunes dans la mise en œuvre de la législation européenne, notamment dans le domaine des services.
Plusieurs États membres, parmi lesquels la Finlande, les Pays-Bas, la République tchèque, la Lituanie, la Pologne, le Danemark, l’Irlande, l’Estonie, le Luxembourg ou encore le Royaume-Uni ont joint leurs voix et ont demandé à la Commission européenne de dresser un état des lieux de la mise en œuvre de la législation européenne dans le marché unique, et aussi - pour certains - de déterminer les secteurs où les bénéfices seraient les plus importants.
Durant la conférence de presse, la commissaire s’est dite prête à mener une telle analyse, sans pouvoir pour autant s’engager.
Numérisation de l’économie, travailleurs détachés, Brexit
Durant les échanges, plusieurs États membres ont souligné l’importance d’achever le marché numérique unique et de renforcer la numérisation de l’économie européenne, en mettant l’accent sur les compétences.
La question des travailleurs détachés, actuellement en passe d’aboutir à un accord final, a ressurgi, deux États membres - la Hongrie et la Lituanie - ayant exprimé leur mécontentement quant à l’approche commune trouvée dans la nuit du 28 février au 1er mars (EUROPE 11972).
Autre intervention remarquée, celle du Royaume-Uni, qui a répété que le marché unique était l’un des grands succès de l’Union européenne et signifié que Londres souhaiterait à l'avenir avoir la relation la plus étroite « au monde » avec l’UE et le marché intérieur européen, une fois le ‘Brexit’ acté. (Pascal Hansens)