L’ONG Oceana estime que la nouvelle proposition de plan de gestion pluriannuel des stocks halieutiques démersaux de la Méditerranée occidentale, présentée jeudi 8 mars par la Commission européenne, est insuffisante pour lutter réellement contre la surexploitation des stocks concernés (en particulier le merlu, le mulet et la crevette) (EUROPE 11977).
Selon l’ONG, ce plan perpétue un système de gestion de la pêche qui s'est avéré un échec total, à savoir le contrôle de l'effort de pêche – c'est-à-dire des jours en mer – au lieu de fixer des limites de capture. À défaut, Oceana demande de porter l'interdiction du chalutage à 150 m de profondeur pendant toute l'année, au lieu d'une profondeur de 100 m pendant seulement trois mois par an (du 1er mai au 31 juillet) comme le propose la Commission. C’est, souligne l’ONG, le « seul moyen d'inverser l'état alarmant » des stocks en Méditerranée.
Le plan proposé par la Commission européenne permet toujours « aux engins de pêche les plus destructeurs de continuer à opérer sur les mêmes zones que les petites pêcheries à faible impact, qui sont socialement et économiquement importantes pour les communautés locales ». En outre, ajoute Oceana, cette mesure garantirait également la protection des habitats sensibles ainsi que des zones essentielles pour les juvéniles, qui sont fondamentales pour le rétablissement des stocks halieutiques.