Les députés européens ont exhorté, jeudi 8 février, dans une résolution commune des groupes PPE, CRE, Verts/ALE, ELDD, ADLE, S&D et GUE/NGL sur les exécutions en Égypte, la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, à veiller à ce que « les droits de l’homme ne soient pas sacrifiés sur l’autel de la gestion des flux migratoires ou de la lutte contre le terrorisme » dans les priorités de partenariat avec l’Égypte.
L’UE doit d’appliquer pleinement son régime de contrôle des exportations, « en particulier pour les biens susceptibles d’être utilisés en vue d’infliger la peine capitale ou la torture », ajoute le Parlement, qui rappelle que « malgré les problèmes de sécurité, les exécutions ne devraient pas être utilisées comme moyen de lutte contre le terrorisme ».
Les députés appellent Le Caire à honorer ses engagements en termes de réelle réforme politique, et concernant la promotion de la démocratie, des libertés fondamentales et des droits de l’homme, conformément à sa Constitution et aux normes internationales. Tous les actes de violence perpétrés contre les opposants politiques, manifestants, journalistes, acteurs de la société civile et minorités doivent cesser, ajoute le Parlement, qui demande « la remise en liberté immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes détenues pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion et la conduite d’une enquête indépendante et transparente sur toutes les atteintes aux droits de l’homme ». (Camille-Cerise Gessant)